Lancaster: critique de jeu + errata

Temps de lecture: 3 minutes

Critique

Lancaster est un jeu de plateau paru chez Queen Games en juin 2011, pour 2 à 5 joueurs, préférer plutôt 4, du même auteur que Glen More, Matthias Cramer.

Il s’agit d’un jeu de placement, de majorité et de vote.

Placement

On y pose un chevalier un chaque tour sur 3 lieux possibles dans lesquels on obtient des avantages.

Majorité

On reçoit également des points de victoire en fonction des majorités dans des batailles (virtuelles) contre la France. Car à Lancaster, on joue des nobles chevaliers aidant Henry V, immortalisé par la fameuse pièce de Shakespeare, dans sa guerre contre la France (la fameuse bataille d’Azincourt).

Vote

Dernier petit mécanisme, mais non des moindres, un système de vote à bulletin secret pour conserver / modifier des 3 lois par tour, exactement comme à Cuba (lire notre critique ici) .

Avis

Le jeu tourne bien, très tendu et efficace, au matériel important, ergonomique, joli et cohérent. Même si avec Lancaster l’on n’a pas un jeu à l’originalité mirobolante au vu des mécanismes vus ici et là, un peu malheureusement la tendance générale actuelle d’ailleurs, le plaisir ludique s’y trouve, pour autant bien sûr que l’on apprécie les jeux profonds et riches.

Chose appréciable à relever toutefois, la partie dure 5 tours, entre 60 et 90’, ce qui est au final un petit format pour un tel jeu.

Errata

Le jeu est sorti en version allemande, également simultanément en version anglaise et française. La traduction française laisse quelque peu à désirer et peut porter à confusion, d’autant que certains points de règles ne sont même pas présentés. Voici un erratum non-officiel, mais toutefois correct 😉

Pour télécharger l’errata en format PDF c’est ici.

P. 4 : chapitre Gains : Provinces.

Cette règle n’est mentionnée nulle part dans le jeu, alors qu’elle est logique et tacite, mais il est toutefois nécessaire de la relever.

On ne peut PAS prendre deux plaquettes de noblesse similaires dans le jeu, on doit prendre des nobles différents pour les accueillir à sa table ronde et ainsi marquer les points en fin de partie (cf. page 6). C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il existe 9 nobles différents allant de A à I. S’il n’y a plus de plaquettes de noblesse disponibles aux provinces, on ne peut évidemment plus en prendre.

p.3 : chapitre Parlement.

Le système d’utilisation des pions de vote n’est pas très clair : « toujours à l’insu des autres joueurs, chacun peut ensuite renforcer sa décision en utilisant autant de pions de vote qu’il le souhaite. ».

Pour cela, on procède exactement comme à Cuba, on prend TOUS ses pions de vote obtenus par ses nobles de sa « table ronde ». Ces pions sont alors placés dans sa main gauche. En cachette, on prend alors le nombre de pions de vote désirés dans sa main droite, voire même aucun. Une fois que tous les joueurs ont effectué leur choix, ils révèlent simultanément les pions de vote dans la main droite et retournent leur plaquette de vote. Chaque plaquette ainsi que chaque pion de vote correspond à 1 voix.

Attention, ne pas oublier de se défausser des pions de vote ainsi révélés. Les pions de vote non-joués de sa main gauche reviennent dans son château.

Également, à la fin de la phase de vote, les joueurs remettent TOUS leurs pions de vote non-utilisés dans la réserve commune. On recevra de nouveaux pions de vote lors de la phase 3, gains (provinces, châteaux), que l’on pourra alors utiliser pour le tour prochain, sauf logiquement au dernier tour 5.

p.6 : chapitre Conflits, Victoire de la France.

La traduction française est fausse.

Ce conflit se poursuit au cours de la 2eme partie. La carte de conflit est décalée pour être placée tout en bas. Les chevaliers placés à côté de cette carte sont également décalés vers le bas. L’ordre dans lequel ils sont positionnés ne doit pas être modifié.

p. 8 : présentation des cartes de loi.

La traduction française présente des erreurs. En voici la correction.

Le joueur possédant le plus de pièces d’or peut procéder à la montée en grade de l’un des chevaliers placés lui appartenant.

En cas d’égalité, tous les joueurs possédant le plus d’or remporte le gain.

Le joueur possédant le plus d’écuyers reçoit un nouveau chevalier de puissance 1 provenant du renfort correspondant à sa propre réserve.

En cas d’égalité, tous les joueurs possédant le plus d’écuyers remporte le gain.

3 points de pouvoir sont attribués pour chaque 2 provinces dans lesquelles le joueur a placé un chevalier.

Pour chaque chevalier placé de puissance 2, le joueur reçoit 1 écuyer provenant de la réserve commune.

6 Comments

  1. Salut

    Merci pour l’errata. J’ai un pb avec Dorset. Comment place t-on un chevalier qui traverse la manche (comme les autres d’ailleurs je présume) et quel intérêt si 6 chevaliers se sont placés sur les deux conflits, il n’y aura plus de faveurs du roi.

    Autre question : peut on aller sur un conflit de deuxième ligne (ayant échoué pour l’angleterre tour précédent)
    Merci

  2. Bonsoir Phil.

    Voici les réponses à tes questions :

    Quand tu places un chevalier à Dorset, tu joues un peu la porte de Caylus (si tu connais). Ca te permet de déplacer ton chevalier présent dans la province et de le rajouter dans un conflit au moment de la résolution, donc ultérieurement, après tous les placements. Ca te permet d’avoir le dernier mot.

    En 1 : placement des chevaliers
    En 2 : vote des lois
    En 3 : résolution des lieux, d’abord province, donc Dorset à la fin, puis châteaux puis conflits.

    Dorset te permet donc de rajouter de la force sur l’un ou l’autre conflit, typiquement pour t’octroyer une majorité pour l’attribution des pts de victoire, ou de dépasser la force ennemie, ou encore de remplir des objectifs de loi.

    Le chevalier que tu pourras ainsi dispatcher te permettra donc d’avoir le « mot final », très pratique en fait, surtout avec certaines lois centrées sur les conflits votées en 2.

    Et non, comme stipulé sur le résumé des règles, déplacer un chevalier de Dorset sur un conflit ne permet pas de prendre une faveur du roi, pour autant qu’il en reste. Si toutes les faveurs ont été prises à ce tour, on les retourne face cachée, et bien tant pis. Les faveurs représentent des bonus intéressants à ne pas négliger. Ne pas oublier de retourner les faveurs pour le prochain tour.

    En ce qui concerne ton autre question, oui bien sûr on peut placer des chevaliers en 2e ligne en face d’ennemis, c’est largement conseillé pour ne pas voir ses chevaliers engagés « kidnappés » et ainsi éviter de devoir payer pour les récupérer : 1 or par niveau de force.

    C’est plus clair maintenant?

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