StarCraft revient en mai (mais rangez vos claviers)
👽 Vous espériez StarCraft 3 ? Perdu ! Le grand retour en mai se fait sur table avec le jeu de figs d’Archon Studio.
On a cru à StarCraft 3. On aura des figs

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
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L’essentiel en 3 points :
- Le fameux retour de mai, c’est l’énorme jeu de figurines StarCraft Tabletop Miniatures Game par Archon Studio.
- Comptez 169€ pour le gros starter Terran vs Zerg. Attention, les figurines sont à assembler et à peindre !
- Deux shooters StarCraft seraient en développement secret, en attendant des annonces à la BlizzCon de septembre.
Je sais ce que vous avez fait : vous avez cliqué sur « StarCraft de retour en mai » en priant très fort pour un nouveau RTS.
On va crever l’abcès direct. Si vous avez traîné sur le net ces derniers jours, vous avez forcément vu passer ce gros titre : « StarCraft fait son grand retour en mai ».
Forcément, notre cœur de vieux ou vielle gameuse s’est arrêté pour une fraction de seconde. Vous avez dépoussiéré vos raccourcis clavier, prêt à relancer un rush Zergling en moins de 4 minutes. Une annonce surprise de StarCraft 3 ?
Sauf que… non. Posez cette souris.
Le retour de StarCraft est bien réel, et c’est bien pour ce mois de mai 2026. Mais ça ne se passe absolument pas sur un écran. Le vrai « comeback », c’est sur notre table de salon qu’il va avoir lieu.
Dans la longue liste des retours inattendus, un wargame StarCraft, on ne l’avait pas forcément vu venir. Enfin si, on vous en avait déjà parlé l’année passée. C’est Archon Studio (les types qui ont déjà adapté Masters of the Universe et Heroes of Might & Magic III) qui a décroché le gros lot avec Blizzard. Ils ont lancé les précos mi-mars, et la première grosse vague de boîtes débarque là, fin avril – début mai.
Petit cours d’histoire (pour ceux qui dormaient à la fin des années 90)
Avant de parler de figurines à ébarber, faisons une petite pause. Parce que si l’annonce d’un simple bout de plastique estampillé « Koprulu » fait trembler Internet, il y a une raison. Ce n’est pas juste une licence. C’est un mythe.
Rembobinons un peu. 1998. Blizzard sort un jeu de stratégie sur PC. Au début, la presse se marre et l’appelle Warcraft dans l’espace. Sauf que le studio a tout jeté à la poubelle en cours de route pour pondre le mètre étalon absolu du RTS (jeu de stratégie en temps réel).
Le coup de génie ? Une asymétrie totale. Vous débarquez dans le Secteur Koprulu, un coin paumé de la galaxie, où trois factions se mettent joyeusement sur la tronche. Et elles n’ont absolument rien à voir les unes avec les autres.
D’un côté, les Terrans. Oubliez la Fédération propre sur elle de Star Trek. Là, on parle de bagnards exilés, de rednecks de l’espace qui fument le cigare dans des armures rouillées et qui carburent à la bière tiède. En face, l’Essaim Zerg. Un cauchemar biologique grouillant, une conscience collective qui ne vit que pour assimiler les autres espèces (pensez à Alien, mais sous stéroïdes). Et au milieu, les Protoss. Des aliens millénaires, dorés, dotés de pouvoirs psioniques et d’un ego tellement surdimensionné qu’il les pousse doucement vers l’extinction. En Taro Adun, les gars.
Le lore n’est pas juste un prétexte : c’est un vrai space opera poisseux. Jim Raynor, le shérif rebelle désabusé. Et surtout Sarah Kerrigan, trahie, abandonnée aux Zergs, puis réincarnée en Reine des Lames. Littéralement l’une des méchantes les plus tragiques et badass de l’histoire du jeu vidéo.
Mais si StarCraft a marqué l’histoire, c’est pour son multijoueur. C’est le parrain de l’esport moderne. Bien avant Twitch, la Corée du Sud en a fait une religion d’État. Des chaînes de télé dédiées H24, des stades remplis à craquer, des joueurs pros traités comme des rockstars qui cliquaient à 300 APM (Actions Par Minute) en se pétant le canal carpien.
StarCraft II a repris le flambeau en 2010. Et puis… plus grand-chose. Un remaster HD en 2017, une scène compétitive portée à bout de bras par les fans purs et durs, et un silence radio terrifiant chez Blizzard.
Voilà pourquoi on a la dalle. Et voilà pourquoi l’arrivée d’un jeu de fig en 2026 nous met dans tous nos états (et qu’on commence déjà à économiser ou vendre 2 ou 3 de ses reins sur Vinted).

Koprulu en plastique (et à peindre)
Et on ne parle pas d’un petit jeu de plateau familial pour surfer sur la nostalgie. C’est du wargame d’escarmouche pur jus. Le Starter 2 joueurs édition « Founders » balance du lourd : Terran contre Zerg, avec les figurines de Kerrigan et Jim Raynor. Tapis en néoprène, décors, brouettes de dés et cartes… tout y est.
Niveau tarif, on est sur du premium. Comptez environ 169€ pour la grosse boîte chez nous. Ça pique un poil. Mais vu la taille du bestiau, ça s’explique.
Petit détail qui a son importance, par contre : c’est du hobby. Un vrai. Les figs arrivent sur grappes. Il va falloir sortir la pince coupante, la colle plastique et vos pinceaux. Si l’idée d’ébarber 20 Marines vous donne des sueurs froides, passez votre chemin. (Ah, et pour les joueurs Protoss qui pleurent dans le fond : pas de panique, une boîte de faction dédiée est vendue séparément).
Et sur la table, ça donne quoi ? (Parce que pousser du plastique, c’est bien beau)
Alors, StarCraft, y a quoi sous le capot Protoss ?
C’est la vraie question. Avoir une étagère remplie de Zergs peints avec amour, c’est coolos. Mais si les règles demandent un doctorat en astrophysique ou s’endorment au bout de deux tours, non merci. Et oui, il y a des trucs ultra-malins. Archon a vraiment essayé de transposer l’angoisse et la nervosité du célèbre STR sur un plateau.
Déjà, oubliez le déploiement plan-plan où on pose toutes ses figurines en rang d’oignons de chaque côté avant de commencer. Au tour 1, la table est… vide. Nada. L’intégralité de votre armée (achetée avant la partie avec un budget de « Minerais ») commence en réserve. Vous allez la faire débarquer au compte-gouttes depuis les bords de table, limités par votre « Supply » (le sacro-saint ravitaillement).
Ce pool augmente à chaque tour. Mieux encore : quand vos escouades crèvent, ça libère de la Supply pour faire entrer du lourd en renfort. Fini l’effet boule de neige affreux où vous perdez la moitié de vos troupes au tour 1 et passez le reste de la partie à juste subir. Le brouillard de guerre est total, vous ne savez jamais ce que votre adversaire garde sous le coude.
Sur le terrain, pas de syndrome du « je joue toute mon armée pendant que tu vas te chercher un kawa ». C’est de l’activation alternée à l’intérieur de chaque phase (Mouvement, Assaut, Combat). J’active une escouade, tu actives la tienne. C’est nerveux. Et la petite subtilité sadique : le premier joueur qui décide de « passer » son tour rafle l’initiative pour la phase suivante. Des choix horribles en perspective.
Et la goume, dans tout ça ? On lance des brouettes de dés à 6 faces pour toucher, l’autre jette ses sauvegardes d’armure. Classique. Sauf qu’ils ont ajouté la mécanique de « Surge » (Surcharge). En gros : le bon vieux pierre-feuille-ciseaux de StarCraft. Si vous tirez avec la bonne arme sur la bonne cible (genre de l’anti-blindage sur un gros char lourd), un jet critique via un dé spécial va purement et simplement ignorer l’armure adverse. Ça va saigner.
Ah, et pour les joueurs et joueuses taquins (on vous connaît), le jeu intègre un deck de Cartes Tactiques. Vous pourrez littéralement claquer une carte pour faire un « Six Pool » et vomir des Zerglings le plus vite possible sur la table, ou utiliser les Dropships Terrans pour exfiltrer vos troupes in extremis. L’esport dans votre salon, on y est.
Les rumeurs de shooters
Mais alors, pourquoi tout Internet s’emballe autant autour de la franchise d’un coup ? Parce que ce jeu de figurines n’est que la partie visible de l’iceberg.
Depuis le rachat par Microsoft, ça bouge en coulisses. Des fuites très insistantes affirment que deux jeux vidéo StarCraft seraient en développement. L’un en interne chez Blizzard, l’autre sous-traité chez le Coréen Nexon. Ce seraient des shooters. Des jeux de tir. Pas des RTS.
Je sais exactement à quoi vous pensez. StarCraft: Ghost.
Oui, la cicatrice saigne encore. Blizzard a déjà essayé de nous faire le coup du FPS dans cet univers, l’a annulé après des années de teasing insoutenable, a retenté en 2016… pour annuler de nouveau en 2019. Alors deux jeux de tir d’un coup ? J’attends de voir pour y croire. Surtout que la commu réclame juste un bon vieux jeu de stratégie.


Verdict en septembre
Bref. Si vous attendez le messie numérique, cochez le 12 septembre 2026. La BlizzCon revient, et tout porte à croire que StarCraft sera la star du show (avec le retour de l’esport et du duo de casteurs légendaires Tasteless et Artosis).
Mais en attendant les hypothétiques révélations de la rentrée, le seul vrai StarCraft jouable, palpable et certain… c’est celui qui va exploser nos pinceaux en mai. Et attention, pour l’instant, tout est annoncé en VO. À quand, et chez qui la VF ? Entre temps, moi, j’ai déjà préco mes Protoss. Ma pile de la honte de figurines non peintes me jugera plus tard.
👉 La boîte de base StarCratf, en VO, est déjà en préco chez Philibert
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