Slay the Spire 2 : la Tour se réveille, et elle a faim
🗼 Slay the Spire 2 casse déjà Steam en accès anticipé ! Moteur Godot, nouveaux héros et mode coop à 4 : on a testé le retour du roi.
Slay the Spire 2 : Le mode coop qu’on n’attendait plus est une dinguerie
⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :
L’essentiel en 3 points :
- Un succès foudroyant pour Slay the Spire 2 et un passage ultra-réussi sous le moteur graphique Godot.
- 5 personnages jouables au lancement, dont deux petits nouveaux aux mécaniques géniales.
- L’apparition inattendue d’un mode coop jusqu’à 4 qui transforme vos runs en un joyeux chaos tactique.
Vous pensiez vraiment réussir à décrocher après vos 800 heures sur le premier jeu ? C’est mort.
Vous pensiez vraiment en avoir fini avec la Flèche ? Que votre âme (et votre temps libre) étaient saufs ? Raté. Mega Crit vient de lâcher Slay the Spire 2 en accès anticipé. On a mis nos paluches dessus. Verdict ? C’est un carnage absolu.
Sortir la suite d’un monument pareil, c’était un pari complètement fou. Le premier opus n’a pas juste cartonné, il a littéralement inventé le genre du roguelike deckbuilder. Sans lui, pas de Balatro, pas de Monster Train. Rien. Pouic. Alors, quand ce deuxième épisode a débarqué sur Steam ce 5 mars 2026 sur PC (Windows/macOS/Linux) via Steam, on a tous retenu notre souffle à la rédac. Allaient-ils foirer la recette magique ? Le syndrome du deuxième album, tout ça.
Spoiler : pas du tout. Ils ont même cassé Internet.
En 48 heures, le jeu a pulvérisé les 500 000 joueurs simultanés. Un demi-million. Pour un jeu indé de cartes, c’est vertigineux. Ils ont au passage complètement écrasé le lancement de Marathon (oui, le méga-AAA sur-budgeté de Bungie). Le petit tacle ironique du studio sur les réseaux sociaux, appelant à « soutenir les petits projets passionnés », a fait marrer tout le monde… avant qu’ils ne rétropédalent, un peu gênés d’avoir réellement pulvérisé le géant. Oups.
Adieu Unity, bonjour Godot
Si vous suivez un peu l’actu de l’industrie, vous n’avez pas pu rater le drama Unity de 2023. Mega Crit n’a pas pardonné. Ils ont pris leur barda, balancé un « This is how badly you f***ed up » d’anthologie sur Twitter, et tout recommencé sur Godot. En plein milieu du développement.
Un risque insensé. Mais le résultat ? Une claque. Fini le style très « brut de décoffrage » du premier. Grâce aux animations Spine2D, tout bouge de façon fluide, organique. C’est propre, c’est lisible. Le moteur tourne comme une horloge (suisse, forcément).
On prend les mêmes et on recommence ? Pas vraiment.
Collègues pantouflards, rassurez-vous : le Soldat de Fer, la Silencieuse et le Défectueux sont là (avec de sacrés ajustements dans leurs decks). Mais les deux petits nouveaux retournent complètement le cerveau.
D’abord, la Tisse-Mort (Necrobinder). Une liche hyper sarcastique. Son truc ? Elle se bat avec « Osty », une immense main squelettique qui encaisse les baffes pour elle et tape de son côté. Jouer avec deux entités demande une gymnastique mentale de malade, mais c’est brillant.
Ensuite, le Régent. Un alien suffisant affalé sur un trône. Lui, il gère carrément une deuxième ressource magique : les Étoiles (qui, miracle, ne disparaissent pas à la fin du tour). Sans oublier sa mécanique de Forge, pour améliorer une épée qui devient ridiculement pétée au fil du run.

Un p’tit truc en plus ? On ne meurt plus seul
C’est LE mode qu’on n’avait pas osé espérer. Un vrai mode coopératif. Jusqu’à 4 joueurs en ligne.
Et là, attention, ce n’est pas juste « chacun joue dans son coin ». Il y a des cartes exclu au multi, des synergies de groupe, on peut se balancer des potions en urgence… Ça transforme l’expérience. Vous n’êtes plus seul face à l’écran, vous êtes 4 à hurler sur Discord parce que Léna (la loose) a mal calculé son armure contre l’Architecte.
Ajoutez à ça des « actes alternatifs » (vous choisissez entre une jungle luxuriante ou des égouts crasseux pour l’Acte 1) et des enchantements persistants sur vos cartes, et vous tenez le meilleur aspirateur à temps libre de la décennie.

Slay the Spire 2, notre verdict de l’accès anticipé
Bon OK, on ne va pas se mentir, c’est un Early Access. Donc oui, il y a des brouillons visuels assumés et le nouveau système de « Chronologie » (pour le lore) a encore quelques ratés en multi. Surtout, les runs en coop peuvent s’étirer sur plus de deux heures. C’est long. Trop long pour un roguelike. (Ah, et aussi, la Watcher manque encore à l’appel).
Mais à 24,99 €, le contenu atomise déjà celui du premier jeu complet. Le cœur de Slay the Spire est toujours là, intact, viscéral. Mais la proposition a pris une ampleur dingue. Vous avez sué sur Slay the Spire 1 ? Vous allez savourer Slay the Spire 2.
Annulez vos plans pour le week-end prochain. Et le suivant aussi, d’ailleurs.
On a aimé : Le bras d’honneur totalement validé à Unity, la mécanique schizophrène de la Tisse-Mort avec sa main géante, et le pur bonheur de pouvoir enfin hurler sur ses potes parce qu’ils ont mal joué leur tour.
On a moins aimé : L’interface encore un peu brouillonne du menu « Chronologie », et surtout les parties à 4 qui peuvent s’étirer sur plus de deux heures et demie si vos amis souffrent d’analysis paralysis aiguë.
C’est plutôt pour vous si… Vous aimez vous faire des nœuds au cerveau pour optimiser 3 malheureux points de dégâts, et si vous cherchez l’excuse parfaite pour ruiner vos nuits entre amis.
Ce n’est plutôt pas pour vous si… Le concept même de « tirage aléatoire de cartes » vous donne des sueurs froides, ou si jouer à un jeu en travaux (Early Access oblige) vous angoisse profondément.
En 2017, la Tour essayait de nous tuer. En 2026, c’est carrément elle qui assassine notre vie sociale.
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