Games Workshop bannit l’intelligence artificielle de Warhammer
🚫 Hérésie ? Games Workshop déclare la guerre à l’intelligence artificielle. Concours, design, livres : l’IA est désormais interdite.
Games Workshop purge l’IA : L’abominable intelligence bannie de Warhammer
L’essentiel en 3 points :
- Games Workshop bannit l’IA des concours, du design, des illustrations et des romans.
- La raison ? Pour protéger la propriété intellectuelle de la marque et valoriser le travail des artistes humains.
- Contrairement à l’industrie, Games Workshop annonce continuer à recruter des créatifs plutôt que d’automatiser.
L’Adeptus Mechanicus est en PLS : Games Workshop vient de débrancher la prise de l’IA.
Si vous pensiez que l’Imperium de l’Humanité n’était qu’une fiction dystopique, détrompez-vous. Games Workshop, le géant de Nottingham, vient de nous prouver que la réalité dépasse parfois le lore. Dans un mouvement qui ferait verser une larme de joie à un Inquisiteur de l’Ordo Hereticus, l’éditeur a officiellement déclaré la guerre à l’intelligence artificielle (IA).
L’IA, ou « abominable intelligence » pour les intimes du 41e Millénaire, est désormais persona non grata chez GW. Allez, suivez le guide, on vous explique tout, entre deux couches de Nuln Oil.
Le « Golden Demon Gate », l’étincelle qui a mis le feu aux poudres
Tout commence au printemps 2024, lors du saint des saints des concours de peinture : le Golden Demon à l’AdeptiCon. Des vitrines remplies de chefs-d’œuvre, des juges à l’œil bionique scrutant chaque dégradé… et un gagnant, Neil Hollis, qui présente une figurine dont le décor de fond a été généré par une IA.
La communauté, fidèle à sa réputation, s’enflamme plus vite qu’un réservoir de Prometheum percé. Est-ce du génie ? De la pougne (=triche, comme ils disent ici, les Genevois) ? Le débat fait rage sur les réseaux, divisant les fans. Games Workshop, d’abord silencieux (probablement en train de consulter les archives de Terra), a fini par trancher dans le vif.
Tolérance Zéro (avec un grand z)
Dès août 2024, la réponse de Nottingham a claqué comme un bolter : C’est NON.
Le règlement du Golden Demon a été mis à jour avec une clarté brutale. La FAQ est sans appel :
« Puis-je utiliser une intelligence artificielle pour générer une partie de mon œuvre ? » Réponse : Non.
C’est clair, net et sans bavure. Pas de texture générée, pas d’arrière-plan algorithmique. Si vous voulez gagner une épée de tueur de démons, il va falloir le faire à la sueur de votre front. Cette règle s’applique désormais à tous les concours officiels.
Au-delà du concours, une politique d’entreprise « conservatrice »
Mais Games Workshop ne s’arrête pas là. Ce n’est pas juste une règle pour un concours, c’est une philosophie globale. Dans son rapport financier de fin 2025, Kevin Rountree, le big boss de GW, a confirmé une position que l’on pourrait qualifier de « très Imperium ».
La politique interne est désormais « conservatrice » : l’IA est bannie des processus de création.
- Design des figurines ? Humain.
- Illustrations des codex ? Humaines.
- Écriture des romans Black Library ? 100% bio, garantie sans ChatGPT.
Rountree l’affirme haut et fort : « Nous maintiendrons un engagement fort pour protéger notre propriété intellectuelle et respecter nos créateurs humains ». Contrairement à d’autres géants du jeu vidéo ou de la tech qui lorgnent vers l’automatisation pour réduire les coûts, GW annonce faire l’inverse : ils embauchent. Plus d’illustrateurs, plus d’auteurs, plus de sculpteurs (tout ça également au féminin, hein).
Pourquoi tant de haine (pour la machine) ?
Officiellement, deux raisons majeures motivent cette croisade :
- Le respect des artistes : GW se positionne comme le défenseur de l’artisanat. Dans un monde où l’image générée inonde le web, Warhammer veut rester un bastion de la créativité humaine « authentique ».
- La propriété intellectuelle (IP) : C’est le nerf de la guerre. Les IA étant entraînées sur des bases de données gigantesques (et souvent sans autorisation), les utiliser revient à ouvrir une boîte de Pandore juridique. GW, protecteur farouche de ses Space Marines, refuse que son univers soit dilué par des zones grises légales.
L’ironie suprême
Chez Gus&Co, on ne peut s’empêcher de sourire face à la symétrie de la situation. Dans l’univers de Warhammer 40,000, l’Humanité a banni les « Hommes de Fer » (les IA conscientes) après une guerre dévastatrice, considérant toute machine pensante comme une hérésie technologique.
En 2026, Games Workshop applique littéralement le dogme de son propre univers fictif. L’IA est une hérésie. Seule la main de l’homme est sainte. La boucle est bouclée.
Alors, rassurez-vous : votre prochain Codex ne sera pas écrit par un robot, et la prochaine figurine que vous peindrez a été sculptée par un ou une passionnée, pas par un algorithme.
Rejoignez notre communauté :
Rejoignez notre chaîne WhatsApp
Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité
Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).
Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :
☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee
Rejoignez notre communauté :
Rejoignez notre chaîne WhatsApp
Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité
Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).
Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :
☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee