Photo by Joshua Hoehne on Unsplash, Ludonaute, article bannière
Jeux de plateau

Ludonaute dit STOP : Un bras d’honneur à la surproduction

🛑 Trop de jeux tuent le jeu ? Ludonaute choisit la décroissance et quitte le navire. Analyse d’une décision courageuse qui secoue le landernau ludique.


Trop de jeux ? Ludonaute dit stop et choisit la décroissance

Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • L’éditeur culte Ludonaute cesse de publier de nouveaux jeux après 2025, dénonçant la surproduction du marché.
  • Plutôt que de vendre l’entreprise, ils ont cédé les droits de leurs trois jeux phares à un éditeur américain pour assurer leur pérennité.
  • Leurs deux derniers jeux symbolisent leur choix assumé de « décroissance ».

Ils ont gagné deux fois le Graal du jeu de société, et pourtant, ils préfèrent tout arrêter.

C’est la bombe de cette rentrée 2025. Ludonaute, l’éditeur emblématique qui nous a fait vibrer avec Colt Express, voyager avec Lewis & Clark et émerveiller avec Living Forest, arrête les frais. Après 2025, ils ne publieront plus de nouveaux jeux.

L’annonce, faite par les fondateurs Anne-Cécile et Cédric Lefebvre, a secoué la communauté. Précisons tout de suite : ce n’est ni une faillite, ni un rachat par un géant du secteur. C’est un choix. Un choix délibéré, courageux et incroyablement intègre.

Pourquoi arrêter en pleine gloire ?

Ludonaute n’est pas n’importe qui. On parle d’un éditeur qui a réussi l’exploit rarissime de décrocher le Spiel des Jahres (Colt Express, 2015) et le Kennerspiel (Living Forest, 2022). Ils avaient tout pour continuer à grossir. Mais voilà, le cœur n’y est plus.

Les fondateurs sont clairs : le métier a changé. Ce qui était un « petit milieu de passionné·es » est devenu une industrie où la « réalité économique » et le marketing prennent le pas sur la création. Et franchement, ça ne les fait plus vibrer.

Mais le message le plus fort, c’est leur refus de participer à la surchauffe actuelle. « Il y a aujourd’hui trop de jeux produits », affirment-ils. Face à cette logique de surproduction et de surconsommation (qui alimente nos piles de la honte, avouons-le), Ludonaute choisit la décroissance. Cédric Lefebvre est convaincu que le marché va se contracter. Plutôt que de subir le crash annoncé, ils préfèrent « se retirer en douceur ».

C’est un acte quasi militant dans un univers obsédé par la nouveauté.

Le paradoxe Tycoon Games

Plutôt que de vendre l’entreprise à un mastodonte comme Asmodee ou Hachette (et ils ont refusé !), ils ont choisi de rester maîtres de leur sortie. Cependant, pour assurer l’avenir de leurs plus grands succès et garantir des revenus aux auteurs, autrices, illustratrices et illustrateurs, ils ont dû faire un compromis.

En juillet 2025, ils ont cédé les droits de Colt Express, Living Forest et Lewis & Clark à l’éditeur américain Tycoon Games.

Un choix qui fait grincer des dents. Tycoon Games (éditeur d’Everdell) mène une stratégie d’acquisition agressive. Surtout, son dirigeant, Dan Yarrington, traîne une réputation sulfureuse liée à sa précédente société, Game Salute (gestion désastreuse de Kickstarter, pratiques commerciales douteuses…).

C’est le grand paradoxe de cette histoire : pour sortir d’un système qu’ils jugent trop commercial, Ludonaute a dû négocier avec un acteur qui incarne parfaitement cette consolidation. Un choix pragmatique pour protéger leurs auteurs, mais qui laisse un sentiment… étrange.

Un canari dans la mine ludique ?

L’annonce de Ludonaute résonne fortement dans un marché en ébullition. La France est le premier marché européen, avec plus de 1000 nouveautés par an. C’est spectaculaire. Mais intenable.

Les éditeurs de taille moyenne sont sous pression. Coûts qui explosent, concurrence féroce, consolidation… On a vu récemment plusieurs éditeurs mettre la clé sous la porte.

Ludonaute est différent. Ils partent avant la faillite. Ils sont ce fameux canari dans la mine qui, sentant le gaz toxique du « réalisme économique », choisit de s’envoler. Leur histoire pose une question cruciale : peut-on rester un artisan passionné dans une industrie mature sans y perdre son âme ? Pour Ludonaute, la réponse est non.

Arigatō et Limit en bouquet final

L’aventure se terminera fin 2025. Les deux salariés, Bruno et Manon, quitteront le navire, et les fondateurs se tourneront vers un nouveau projet « avec plus de sens écologique et social ».

Mais avant cela, il y a deux derniers jeux.

  • Arigatō (septembre 2025) : Un jeu de cartes stratégique par Florian Sirieix et Mélodye Ladrat. Décrit comme leur « dernier plaisir coupable ».
  • Limit (octobre 2025) : Le symbole ultime. Un jeu de civilisation d’Alexandre Poyé où l’on doit gérer une nation moderne dans un monde aux ressources finies, face aux crises écologiques et financières.

Cédric Lefebvre l’avoue : développer Limit a accéléré leur décision d’arrêter. Le jeu a fait écho à leurs propres préoccupations. Limit n’est pas juste leur dernier jeu. C’est leur testament. Une thèse jouable sur la croissance insoutenable.

Le constat de Ludonaute est-il juste : y a-t-il trop de jeux qui sortent chaque année ?

Merci pour le voyage

L’histoire s’achève sur une note douce-amère. Amère, car c’est un crève-cœur de voir un acteur aussi créatif jeter l’éponge. Douce, car cette fin est choisie avec une élégance et une intégrité qui forcent le respect.

Ils nous laissent des jeux cultes et un exemple rare de cohérence éthique. Leur retrait nous oblige à regarder notre hobby en face : la surproduction actuelle est-elle soutenable ? Prenez vos stylos, vous avez 4h.

Arigatō, merci, est un titre bien choisi. C’est nous qui leur disons merci pour cette aventure. Bon vent, les Ludonautes. Un départ qui fait du bruit, pour un éditeur qui nous rappelle que parfois, savoir s’arrêter est le plus beau des voyages (ludiques).


FAQ

Pourquoi Ludonaute a-t-il décidé d’arrêter de publier de nouveaux jeux après 2025 ?
Par choix assumé : désillusion face à la surproduction et au marketing dominant, refus de participer à la “surchauffe” du marché.

Quels sont les accomplissements majeurs et pourquoi leur décision est-elle quasi militante ?
Lauréats du Spiel (Colt Express) et du Kennerspiel (Living Forest). Arrêter au sommet dénonce la logique de croissance à tout prix.

Comment ont-ils géré l’avenir de leurs jeux phares et pourquoi est-ce paradoxal ?
Droits cédés à Tycoon Games pour sécuriser auteurs et illustrateurs. Paradoxe : Tycoon incarne la logique commerciale critiquée.

En quoi l’arrêt de Ludonaute est-il un “canari dans la mine ludique” ?
Un signal d’alerte sur un marché intenable : 1000+ nouveautés/an, consolidation et pression économique.

Quelle est leur critique principale de l’industrie ?
Trop de jeux produits → surconsommation, piles de la honte, perte de passion et de sens au profit de l’économie et du marketing.

Quel impact leur retrait pourrait-il avoir ?
Un choc pour la communauté, qui invite à réfléchir à la soutenabilité du marché et pourrait inspirer d’autres éditeurs à reconsidérer leurs pratiques.


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16 Comments

  • Sarah

    Je n’achète quasiment plus aucun jeu. (2 ou 3 par an). J’attends qu’enfin de nouvelles idées jaillissent. Des jeux qui font vibrer, vivre des expériences fortes et inconnues : Eila and something shiny, le dilemme du roi, time stories, le codex Leonard de Vinci, Pandemic legacy…
    C’est comme si l’âge d’or du jeu de société était passé. Comme pour les séries en leur temps, on a atteint le trop plein, le trop de suites, de redit, le trop commercial, l’écoeurement.

  • Fred de Gus&Co

    J’espère quelque part que la bulle va finir par éclater, qu’on va enfin se rendre compte que cette déferlante annuelle de titres (en mode « sortons un maximum de trucs, y en a bien qui marchera ») ce n’est finalement que… du bruit.

    • Josépho

      Si l’on trouve qu’il y a beaucoup trop de jeux (a juste titre) avec l’arrivée de l’IA ça va être mille fois pire. Les jeux créaient via l’IA, y en a déjà. Ça va être n’importe quoi.

    • Chab

      Ouch comme phrase…
      Zéro passionnés chez les nouveaux joueurs ?
      Zéro passionnés chez les nouveaux auteurs ?
      Un peu dommage sur le côté « c’était mieux avant ». Il y a du bon et du mauvais à chaque moment/époque. Libre à nous d’y voir l’un plutôt que l’autre et d’en tirer quelque chose de viable au final.

      • cidrixx

        Mais tellement vrai…
        Décidément Chab, je ne te connais pas personnellement, mais je suis très souvent en phase avec toi. 😉
        J’ai vraiment hésité à faire la même remarque sur le syndrome du « C’était mieux avant » qui a tendance à me hérisser.
        Oui, je suis un passionné et je pense avoir été un peu un précurseur dans mon entourage (ma petite boutique Relais Descartes de La Rochelle aurait pu confirmer… Paix à son âme).
        Mais je n’ai jamais eu l’impression d’appartenir à « une élite » qui connaissait un truc que seuls quelques « initiés » partageaient…
        Au contraire, j’étaient heureux quand quelques grandes surfaces ont commencé à diffuser certains titres et qu’Asmodée est devenu plus qu’une micro entreprise familiale.
        Oui, j’ai toujours ma première édition d’Elixir avec le petit logo de fée bleue, mais je ne le mets pas sous un cadre pour l’exposer comme un trophée attestant que j’étais dans les premiers.
        Il doit être perdu au fond d’une caisse et je n’y pense jamais quand je sors ma dernière méga hyper immense grosse boîte de jeu reçue de Gamefound et payée une blinde.
        Parce que OUI, j’aime les beaux gros jeux avec du matériel de dingue !!!

        • Chab

          Et oui Cidrixx, de rares fois les étoiles s’alignent et on tombe sur un grand ancien avec qui ça match et plus cool que celui avec les longues moustaches à ventouses !
          Et encore oui, moi aussi j’adore les grosses boîtes pleines de matos, lorsque je peux essayer sortir régulièrement pour en profiter. Sinon cela repart en vente sur le site bien connu… Ma pile de la honte est composée de 3 jeux.
          Et encore encore oui, j’aime partager ma passion avec de nouveaux joueureuses. Je me souviens du premier weekend avec ma chérie (pas joueuse à l’époque, alors qu’aujourd’hui…) lors de la rencontre avec ses enfants… j’étais venu avec une bonne vielle boîte de Der Herr der Ringe datant de 1998 moitié allemand, moitié anglais; histoire de briser la glace plus facilement. On en parle encore aujourd’hui et sur les 4 on a deux joueureuses mordus (dont un ayant transmis la maladie à sa propre chérie) et 2 joueuses occasionnelles, 9 ans plus tard. Comme quoi la passion est possible pour tous et à tout âge.
          Au plaisir de se recroiser lors d’échanges futurs !

  • cidrixx

    Et bien moi je ne trouve pas que la surproduction soit forcément négative.
    Je compare souvent le marché du jeu de société à celui de la BD.
    Comparez ce qu’était le marché de la BD il y une cinquantaine d’années avec celui d’aujourd’hui :
    Je ne sais pas combien de titres sortent par jour, mais ça doit être Assez impressionnant.
    Ajoutez le fait que les mangas sont venus encore saturer ce marché.
    Et je ne parle même pas de l’engouement assez récent pour les comics : Je me rappelle encore aller chercher des titres dans ma petite boutique spécialisée début des années 2000…
    Rien à voir avec les rayons énormes des Cultures et autres Espaces Culturels.
    Bref, je marché du jeu est, selon moi, sur la même type d’évolution.
    Du coup, je préfère avoir un choix parmi 100 jeux et n’en garder que 10, plutôt que de me voir « imposer » 5 jeux car c’est un marché de niche.
    Je trouve que le ton de l’article est un peu trop « mielleux » envers Ludonautes.
    Attention, j’aime ce qu’ils font et je respecte vraiment les créateurs (j’ai beaucoup suivi les interventions de Cédric Lefebvre car je trouve que c’est quelqu’un de transparent et intègre).
    Mais il faut appeler un chat un chat : Le marché n’est plus aussi rentable qu’à une époque et il vaut mieux quitter le navire avant qu’il ne coule.
    La méthode est, certes, très vertueuse, mais comme vous le dites dans l’article, le choix de l’éditeur à qui vendre les titres montre bien que c’est avant tout « la monnaie qui dirige le monde » et que ce n’est certainement pas un choix « de coeur » !

    • Armand GLOP

      La comparaison est intéressante mais il faut aussi parler des à-côtés négatifs que ça provoque car l’impact sur les illustrateurs est clairement négatif (j’en parle en tant qu’illustrateur avec donc une vision interne du sujet) : multiplication des auteurs qui permet aux éditeurs de négocier très très fort des tarifs concurrentiels, l’obligation d’anticiper les ventes et donc de réduire la prise de risque, imposer un rythme de travail délirant parfois (souvent). Là où avant un éditeur pouvait sans trop de problème parier sur une œuvre créée en 2 ans, aujourd’hui cela réclame beaucoup plus souvent une production en 6 mois. Cela va trop vite. Je préfère la comparaison avec le jeu vidéo car on a la même situation de sur-production mais avec plus de possibilités de voir des productions indépendantes sortir. Le choix actuel en terme de jeux vidéos est immense, il y a des grosses productions mais aussi des indés qui se font fortement remarquer. La production d’un jeu de plateau a ce problème : le fabriquer demande une externalisation des moyens trop massive. D’où, je pense, une explosion des print’n’play et des petits/gros jeux (un gros jeu dans une petite boîte). Il faut s’adapter.

  • certain125143d6d6

    Bonjour, juste pour répondre à Cidrixx, le marché de la BD n’a rien d’enviable pour ceux qui essaient d’en vivre. Le nombre de BD éditées a effectivement beaucoup augmenté ces 20 dernières années, mais le nombre de lecteurs/ albums vendus n’ont pas suivis. Résultat, il y a beaucoup plus de monde autour de la table mais le gâteau n’a pas grosssi. Je m’arrête là, il y a d’autres endroits pour en parler.

    • cidrixx

      Bonjour,
      Je suis entièrement d’accord avec vous. Je ne disais pas que c’était une bonne chose (en tout cas pour ceux qui essaient d’en vivre effectivement).
      Mais je disais juste que c’était inéluctable, en prenant pour comparaison le marché de la BD.
      Après, la remarque avec un choix parmi 100 jeux était sûrement maladroite (et un peu égoïste, mais désolé je suis comme ça), mais si je me place d’un point de vue purement « client » c’est ma conviction…

    • Nik966

      Oui la BD c’est la cata… Qu’est-ce qu’il sort comme mauvaises BD… Il faut arrêter les dégâts… Trop de gens croient qu’ils sont géniaux et qu’ils ont du talent alors qu’en réalité c’est faux… Je ne cesse de liquider des BD sans intérêt. Même problème que dans le jeu où trop de gens n’apportent un « nouveau jeu » que pour faire de l’argent. Voir l’avalanche des petits jeux actuellement dont l’immense majorité n’a aucun intérêt.

  • davidluudo

    Professionnel dans le monde du jeu depuis 20 ans, à une époque ou rares étaient les jeux ne provenant pas d’auteurs allemands. je ressens/subi cette saturation depuis quelques années déjà. Tellement d’éditeurs qui ferment/ont fermés boutique (Ystari sniff…).

    Les plus gros dévorant tous les autres. Beaucoup de recyclage de mécaniques avec des thèmes de moins en moins prégnants au fur et à mesure que les illustrations sont de plus en plus belles. Pourquoi le monde du jeu échapperai à cette saturation qui touche le cinéma et autres domaines artistiques. C’est bien triste. Ca devient un produit (comme le cinéma) et plus de l’art. Je ne supporte plus cette surproduction et je soutiens la démarche de Ludonaute. Moins d’originalité, moins de facilité pour les ptits éditeurs, on destine un jeu pour plaire au plus nombreux même si c’est moyen ou déjà existant. ET maintenant avec « l’IA » 🙁
    Surproduction c’est forcement négatif. C’est juste que l’on est de plus en plus dans l’analyse de l’instant. Le recul ça existe de moins en moins.

    Je découvre pas mal de nouveautés mais au final j’en achète rarement car la plupart du temps déçu par le manque d’originalité, j’ai déjà la même chose en mieux chez moi avec mes « vieux » jeux. J’investi surtout dans les anciennes valeurs sures en occas. J’aime vraiment tout type de jeu mais j’ai de plus en plus de mal avec les superbes jeux complètement abstraits ou c’est du tableur excell à plusieurs niveaux complètement froids et sans âmes. Dans ce cas je préfère sortir un vrai jeu abstrait ou traditionnel que je fais découvrir.

    Pour les plus jeunes, comme ils ne connaissent pas les anciens jeux, c’est de la découverte et ils kiffent (et ils ont raison), pensant que c’est original. Flip7 a cartonné, je l’ai découvert à Ludinord, il est sympa mais si je dois avoir un jeu de ce style pour moi ou pour le boulot, je lui préfère et je conseille largement Kleine Fishe qui est thématisé et pas froid avec des chiffres.

    Bref, jsuis trop vieux pour ces conneries.

  • hervis

    Bonne analyse de la situation. Nous essayons de faire tourner nos jeux, si nous n’avons plus l’engouement, revente sur Okkazeo ou don sur Geev pour que d’autres puissent en profiter, cela évite la pile de la honte (mais c’est un budget). Ce qui manque généralement dans les critiques des jeux, c’est de pouvoir comparer par rapport à l’existant plutôt que de donner une note absolue. Puisque beaucoup de jeu utilisent les mêmes mécaniques, pourquoi acheter le petit nouveau uniquement parce qu’il est nouveau (alors que le jeu est globalement indentique). Je vois avec le temps que mes pledges se rarifient parceque oui, le jeu à l’air super mais c’est quand même la même chose que celui que j’ai acheté il y a deux ans…

  • Nik1966

    Totalement d’accord, il y a beaucoup trop de jeux et beaucoup trop de jeux très moyens. Les avis partout de 5 étoiles ne sont en fait que rarement justifiés et tout le monde pousse à la production et à la consommation alors que la quasi totalité de ce que je teste désormais est dans le genre d’un autre jeu et n’apporte pas grand chose… et n’aurait pas du être publié. Au final, parmi les milliers de jeux produits, tout le monde court après l’argent et bien peu de jeux sont véritablement de vrais bons jeux, des jeux qui procurent qqc, qui durent, auxquels on revient, qui ont une profondeur. Ce n’est pas 10% de la production actuelle.

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