Critique de jeu : L’Année du Dragon

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Im Jahr des Drachen – L’Année du Dragon

Stefan Feld ou l’art de créer des jeux méchants pour masochistes. Pas méchant contre ses adversaires, non, méchant parce qu’il vous arrive toujours des évènements pas très très gentils.

Vous avez souffert contre les rats dans Notre Dame, vous allez morfler dans AdD ! Les règles et la mécanique du jeu sont oversimples. Tellement qu’à 2 le jeu paraîtra ridicule parce que presque rapide. A 4-5 on prend plus de temps. 4 phases: choisir une action parmi un groupe d’actions qui changent à chaque tour (et payer si d’autres avant ont pris le même groupe), jouer une carte persos pour prendre un personnage dans son jeu (qui jouera en sa faveur lors d’une action ultérieure), résoudre les évènements la plupart du temps mauvais, et ensuite procéder à un décompte.

Une des grandes originalités du jeu, presque comme Theben, l’ordre de jeu se résoudra grâce à une piste d’actions, et il faudra ruser et se battre pour ne pas toujours jouer en dernier.

Tout l’intérêt du jeu (par rapport à Notre Dame) c’est qu’on connaît à l’avance tous les évènements qui vont venir pourrir le royaume (de Chine, pas de Danemark). Il s’agira de prévoir tous les tours à l’avance pour éviter de s’en prendre trop dans les dents.

Une partie dure entre 30 et 90′, suivant si l’on joue à 2 ou 5 et avec des fusées ou des escargots. Les illustrations sont correctes, mais le matériel est somme toute assez moche, que du carton, et le plateau de jeu est simplissime.

Mais finalement, la mécanique et le jeu sont tellement bien huilés et riches que le plaisir du jeu est bien là !

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