Mewgenics : Le génie sort de la litière
⚠️ Attention, jeu culte. On a testé Mewgenics : quand Pokémon rencontre XCOM dans une litière radioactive. Un chef-d’œuvre solo et exigeant.
Test de Mewgenics : 14 ans pour accoucher d’un monstre
⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :
L’essentiel en 3 points :
- Mewgenics est un jeu vidéo en mode roguelite, offrant une boucle de gameplay addictive mêlant combats sur grille et gestion génétique poussée.
- Des milliers d’objets et compétences qui assurent une rejouabilité quasi-infinie.
- Une expérience solitaire : Zéro interaction, pas de multi ; c’est un pur casse-tête égoïste où le thème finit par s’effacer devant les maths.
Peut-on passer 200 heures à gérer des déjections félines et crier au génie tactique ? La réponse est oui, et on vous explique pourquoi.
Mewgenics, c’est un peu le Duke Nukem Forever du jeu indé, mais en version réussie. Annoncé il y a une éternité (2012, une époque où l’on jouait encore à Zombicide V1 !), enterré, ressuscité, et enfin disponible sur Steam depuis ce 10 février 2026. Derrière ce projet fou ? Le duo Edmund McMillen (The Binding of Isaac) et Tyler Glaiel.
Le pitch ? Imaginez un mélange improbable entre des échecs, Pokémon et un tamagotchi sous acides. Vous élevez des chats mutants, vous les envoyez mourir sur des grilles tactiques, et vous gérez les dégâts collatéraux. C’est trash, c’est passionnant, et c’est un gouffre à temps libre.

Un tactical pas comme les autres
Oubliez la mignonnerie. Ici, on est à Boon County, un univers crasseux où la génétique est un sport de combat. Le cœur du jeu est une boucle infernale : maison > combat > reproduction > mort > héritage.
Contrairement à un roguelite classique où vous améliorez un héros, ici, vous optimisez une lignée. Votre chat « sniper » a perdu un œil lors d’un raid ? Son chaton naîtra peut-être borgne, mais avec un bonus de visée critique. C’est cruel, mais c’est du génie ludique. Le système de combat rappelle Into the Breach pour la lisibilité sur de petites grilles, mais avec la folie combinatoire d’Isaac.

Le paradoxe du matos (virtuel)
Si Mewgenics était un jeu de plateau (et franchement, il en a l’ADN), la boîte pèserait 15 kilos. Le matériel (dans le jeu vidéo) est ouf : on parle de 900+ objets, 1000+ compétences et 200+ ennemis. La générosité du contenu force le respect. Chaque run offre des « pièces » uniques et des mutations grotesques. De plus, les différentes variantes proposées (challenges, modes de difficulté, boss alternatifs) sont excellentes et garantissent une durée de vie colossale.

Tout n’est pas rose au pays des chats mutants
Soyons honnêtes, tout n’est pas parfait. D’abord, il faut prévenir les couples de joueurs : les parties à 2 ne sont pas terribles. Pour être exact, elles sont inexistantes, car c’est une expérience purement solo. L’interaction est donc nulle. Vous êtes seul-e face à la machine, enfermé dans votre laboratoire génétique.
Ensuite, c’est le syndrome du « comptable fou » : le jeu est tellement profond tactiquement que le thème disparaît rapidement. Au bout de 20 heures, on ne voit plus « un chat mignon qui lance une boule de feu », mais « une unité à portée 3 avec +15% de DPS ». Le jeu devient un pur casse-tête mathématique abstrait. C’est prenant, certes, mais un peu froid.
Mewgenics, verdict
Mewgenics est une cathédrale de systèmes, bâtie sur du mauvais goût assumé. C’est un jeu-vie, un hobby à part entière qui vous demandera de sacrifier vos soirées (et quelques chats virtuels) pour en voir le bout. Si vous aimez les systèmes complexes et que l’humour scato/gore ne vous rebute pas, c’est un chef-d’œuvre.
On a aimé :
- La profondeur tactique vertigineuse qui transforme chaque tour en dilemme cornélien.
- La gestion de la lignée : créer des monstres n’a jamais été aussi satisfaisant.
- Le « matériel » (contenu numérique) : une quantité qui ferait rougir une grosse boîte Kickstarter.
- Les variantes de jeu excellentes qui renouvellent le challenge.
On a moins aimé :
- Le côté solo strict : Les parties à 2 ne sont pas terribles (puisqu’impossibles) et l’interaction est nulle.
- La disparition du thème : À haut niveau, le jeu devient un pur exercice de maths et on oublie qu’on manipule des chats.
- L’humour « pipi-caca » qui agit comme un répulsif pour une partie des joueurs.
C’est plutôt pour vous si…
- Vous cherchez le « jeu de l’île déserte » qui vous occupera jusqu’en 2030.
- Vous aimez optimiser des tableaux Excel déguisés en jeux vidéo.
- L’esthétique de The Binding of Isaac est votre tasse de thé (ou de sang).
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
- Vous cherchez un jeu convivial pour l’apéro : ici, l’ambiance, c’est plutôt laboratoire clandestin.
- Vous êtes allergique à la vulgarité graphique gratuite.
- Vous avez besoin d’une histoire narrative forte plutôt que d’une histoire émergente.
Mewgenics prouve qu’avec de bons gènes et un peu de folie, on peut transformer une litière sale en trône royal du jeu tactique.
Grandiose !

👉 Dispo sur PC / Steam depuis le 10 février 2026
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