PETA, ça veut dire « People for the Ethical Treatment of Animals ». Autrement dit, la société de protection des animaux.
Ce mardi 30 janvier, le PETA d’Angleterre a envoyé une lettre au big boss de Games Workshop pour leur demander de retirer les fourrures de leurs figurines de Warhammer 40K.
Oui, vous avez bien lu.
Parce que des fourrures sur des figurines, c’est renvoyer le signal aux joueurs que la fourrure, c’est quand même vachement cool. Et la fourrure, en 2017, ça craint. Dans le futur, en 40’000, environ, un jeudi, c’est pas top top non plus.
Warhammer 40K, c’est ce jeu de figurines ultra-violent. Un univers méd-fan avec des elfes, des orques, des humains, mais propulsés dans un futur très lointain et très très pas gentil.
Donc si je résume: c’est OK de tuer des Orques, des Space Marines, même des elfes allez soyons fous, mais des animaux pour leur fourrure pour ensuite décorer les armures dans un univers futuriste et complètement fantastique, alors là, non.
Autant je suis vegan, justement pour la protection des animaux, autant là je dois dire que c’est quand même un gros
Et non, ce n’est pas un fake fait alternatif. L’info est officielle ici.
Sérieux?
Après, soyons sérieux deux minutes.
Peut-on véritablement prendre cette lettre et toute cette affaire au sérieux? N’est-on pas simplement en présence d’un gros, gros coup de comm bien orchestré? Avec toute la communauté ludigeek qui est tombé dans le panneau en prenant le tout au premier degré? Et, scandalisée, qui a relayé l’histoire sur les réseaux sociaux?
C’est ça, l’avenir de la comm. La post-vérité, les réalités alternatives, les coups de buzz, tout ça, juste pour gagner en viralité et en visibilité. Après tout, ça a marché pour un président des Etats-Unis. Alors pourquoi pas pour une campagne contre la fourrure?
Rien de tel qu’un gros scandale (à 2 euros, comme ici) pour faire parler de soi. Parlez de moi en bien ou en mal, mais parlez de moi. PETA, avec cette histoire de lettre outrée contre Warhammer 40K, vient de s’assurer un joli coup de comm. On parle d’eux, de leur politique, de leur action en faveur des animaux et de leur combat contre la fourrure. Avec ce côté déliquescent mais suave du WTF.
Se pose alors une seule question: faut-il vraiment faire n’importe quoi, juste pour qu’on parle de vous?

