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Pñques Patrouille : Participez à notre chasse aux Ɠufs, aux jeux

🐰 PĂąques 2023 : Chasse aux jeux de sociĂ©tĂ© & mystĂšres des Ɠufs đŸ„š DĂ©couvrez l’histoire surprenante des traditions pascales !✹


PĂąques 2023

Comme le veut la tradition, Ă  PĂąques on part Ă  la chasse aux Ɠufs. Nous vous proposons aujourd’hui de vous lancer Ă  la chasse et tentez de retrouver, non pas des Ɠufs, mais des
. jeux de sociĂ©tĂ©. Nous avons dĂ©tournĂ©, modifiĂ© des boĂźtes de jeu pour en proposer une autre adaptation, interprĂ©tation. Saurez-vous tous les retrouver ?

Mais au fond, c’est quoi, PĂąques ? Pourquoi des Ɠufs, pourquoi un
 lapin ? Vous nous connaissez, on ne peut pas s’empĂȘcher. Hop, petit contexte historique et culturel.

L’étrange (mais vĂ©ritable) histoire de PĂąques

PĂąques est
 comment dire
 bizarre. Oui voilĂ , bizarre. Il s’agit d’un gros gloubi-boulga d’origines diverses et variĂ©es.

Pour les gens religieux, c’est le jour le plus sacrĂ© de l’annĂ©e. Il s’agit d’un moment pour rĂ©flĂ©chir sur le miracle principal sur lequel tout le christianisme est basĂ©. Et, pour les enfants, PĂąques, c’est l’histoire d’un lapin qui a cachĂ© des Ɠufs multicolore. Aucun rapport. Vraiment ?

La cĂ©lĂ©bration moderne de PĂąques est enracinĂ©e dans beaucoup de sources, de rĂ©fĂ©rences, de racines culturelles et religieuses. L’Église catholique, le paganisme, le judaĂŻsme, l’équinoxe de printemps. Et ceci au travers de toute une palette de siĂšcles. Il semble donc logique que cette cĂ©lĂ©bration, cette tradition soit un peu
 dĂ©cousue.

PĂąques (ou genre) existe depuis longtemps

Les fĂȘtes, les cĂ©lĂ©brations et/ou les jours saints autour de l’équinoxe de printemps sont antĂ©rieurs au christianisme. Et ceci de plusieurs milliers d’annĂ©es. Les premiers chrĂ©tiens ont « empruntĂ© Â» la date de PĂąques aux Juifs, qui observaient la PĂąque depuis au moins le 5Ăšme siĂšcle avant JC. Pessa’h, comme on l’appelle dans la tradition judaĂŻque. Mais il faut dire que les Chinois cĂ©lĂ©braient le Nouvel An au printemps bien avant cela.

La vĂ©ritable « origine Â» de PĂąques est probablement l’équinoxe de printemps annuel, un Ă©vĂ©nement astronomique reconnu dans les cultures du monde entier depuis pratiquement toujours, au doigt mouillĂ©. C’est le dĂ©but du printemps. Une belle occasion pour faire la teuf.

Comment PĂąques s’est appelĂ© PĂąques ? Ou Easter, en anglais

En français, c’est assez facile. La racine de PĂąque vient de Pessa’h, justement. En anglais, c’est plus compliquĂ©.

Dans son livre Ă©crit en 731 aprĂšs JC l’Histoire ecclĂ©siastique du peuple anglais, le linguiste et historien BĂšde le VĂ©nĂ©rable mentionne une dĂ©esse anglo-saxonne du printemps appelĂ©e « Ēostre ». Oui, un peu comme dans
 Easter, la PĂąque en anglais. Ça tombe bien. À l’époque, et selon BĂšde, tout le mois d’avril porte par ailleurs le nom de Ēostre, et les anglo-saxons de l’époque en profitent pour faire la teuf tous les jours, ou presque. En 1835, Jacob Grimm, l’un des frangins Grimm, conteur, linguiste et philologue allemand, affirma que PĂąques tirait mĂȘme son nom de cette dĂ©esse anglo-saxonne.

Oui mais non. Grimm avait probablement tort. Ēostre, tout ça, c’est une thĂ©orie, peut-ĂȘtre solide, avec des preuves que les paĂŻens adoraient la fameuse divinitĂ©. Mais le consensus parmi les historiens modernes est que « PĂąques Â» est dĂ©rivĂ© de la dĂ©signation chrĂ©tienne de la semaine de PĂąques. Comme dans albis, une phrase latine qui Ă©tait comprise comme le pluriel de alba (‘aube’) et qui est ensuite devenu eostarum en vieux haut allemand.

Mais au fait, Pñques, c’est quand, d’ailleurs ?

C’est un dĂ©bat qui fait rage depuis au moins 195 aprĂšs JC, un jeudi, lorsque le pape Victor Ier a tentĂ© d’excommunier les QuartodĂ©cimans pour avoir pensĂ© que PĂąques devrait toujours ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e le 14e jour de la lune pascale. Les loosers ! Les QuintodĂ©cimans avaient toutefois raison. PĂąques devrait ĂȘtre le 15Ăšme jour !

Le dĂ©bat fait toujours rage aujourd’hui, malgrĂ© tous les efforts du Conseil ƓcumĂ©nique des Églises. Pourquoi ? Les religieux n’ont pas autre chose Ă  faire que s’écharper sur une question de dates pour PĂąques ? Non. En vrai, la plupart des chrĂ©tiens occidentaux utilisent le calendrier grĂ©gorien pour dĂ©terminer la date de PĂąques. Les chrĂ©tiens orthodoxes orientaux, eux, utilisent l’ancien calendrier julien. Les deux calendriers ne sont pas compatibles. Les dates ne correspondent pas.

Cette annĂ©e, le calendrier grĂ©gorien de la team grĂ©gorien indique PĂąques le dimanche 9 avril, donc aujourd’hui-mĂȘme. Tandis que la team du calendrier julien devra attendre le
 16 avril. Une semaine de plus Ă  attendre avant de se gaver de chocolat. Pas cool.

Rites profanes

L’observance religieuse officielle de PĂąques est simple. Chez les catholiques, par exemple, c’est « Allez Ă  la messe. Mangez la chair transfigurĂ©e du Sauveur et Ă©clatez-vous Â». Dans le grandes lignes. Les caractĂ©ristiques sĂ©culaires de PĂąques, en revanche, sont plutĂŽt
 cocasses et surprenantes.

Pourquoi Des Ɠufs ? Et pourquoi des Ɠufs colorĂ©s ? Voici une thĂ©orie sur le lien entre les Ɠufs et PĂąques : les paĂŻens aimaient les Ɠufs parce qu’ils les considĂ©raient comme un symbole de nouvelle vie. Parfait pour une fĂȘte d’équinoxe de printemps.

Lorsque des armĂ©es de catholiques romains ont envahi et occupĂ© des terres paĂŻennes, elles n’ont pas Ă©radiquĂ© la tradition paĂŻenne des Ɠufs. Bien au contraire, ils n’en ont fait qu’une bouchĂ©e (c’est le cas de le dire). Les premiers envahisseurs chrĂ©tiens ont incorporĂ© et revendiquĂ© les parties des cultures paĂŻennes avec lesquelles ils pouvaient vivre. Comme les Ɠufs, par exemple. Tout en rejetant les parties qu’ils ne voulaient pas trop.

Si le principe central du christianisme cĂ©lĂ©brĂ© Ă  PĂąques, « Notre Dieu a Ă©tĂ© tuĂ©, mais il est revenu Ă  la vie. Maintenant mangeons sa chair. Bon appĂ©tit Â», est basĂ© sur la mythologie paĂŻenne.

Mais parlons plutĂŽt de la peinture sur Ɠufs. On pense que les chrĂ©tiens ont empruntĂ© la dĂ©coration des Ɠufs Ă  la Perse. Au dĂ©but de l’Église, les chrĂ©tiens de MĂ©sopotamie ont commencĂ© Ă  teindre les Ɠufs de PĂąques en rouge en mĂ©moire du sang versĂ© par le Christ lors de sa crucifixion. La tendance s’est propagĂ©e et nous le faisons encore aujourd’hui. En moins morbide, toutefois.

Et au fait, pourquoi un lapin ?

Le lapin est un autre aliment et icÎne de base de Pùques. Selon certains, il vient du paganisme. Les lapins sont féconds. Donc les païens, pense-t-on, associaient le lapin et sa fécondité au printemps et à la renaissance.

Le lapin de PĂąques est un personnage trĂšs cĂ©lĂšbre dans les cĂ©lĂ©brations de PĂąques. Le dimanche de PĂąques, les enfants recherchent des friandises cachĂ©es, souvent des Ɠufs de PĂąques en chocolat, que le lapin de PĂąques aurait pu laisser derriĂšre lui. Le coquin.

Comme vu plus haut, PĂąques est une cĂ©lĂ©bration du printemps et de la nouvelle vie. Les Ɠufs et les fleurs sont des symboles assez Ă©vidents de la fertilitĂ©, fĂ©minine. Mais dans les traditions europĂ©ennes, le lapin, avec son incroyable potentiel reproducteur, n’est pas loin derriĂšre. Dans les traditions europĂ©ennes, le lapin de PĂąques et son symbolisme a endossĂ© de nombreux rĂŽles rituels et religieux au fil des ans.

Les lapins ont mĂȘme obtenu des sĂ©pultures rituelles aux cĂŽtĂ©s des humains au nĂ©olithique en Europe. Les archĂ©ologues ont interprĂ©tĂ© cela comme un rituel religieux, les lapins reprĂ©sentant la renaissance.

Plus de mille ans plus tard, Ă  l’ñge du fer, les enterrements rituels des lapins Ă©taient courants et, en 51 avant notre Ăšre, Jules CĂ©sar mentionna qu’en Grande-Bretagne, les lapins n’étaient pas mangĂ©s en raison de leur signification religieuse.

CĂ©sar aurait probablement su que dans la tradition grecque classique, les lapins Ă©taient sacrĂ©s pour Aphrodite, la dĂ©esse de l’amour. Pendant ce temps, le fils d’Aphrodite, Éros, Ă©tait souvent reprĂ©sentĂ© portant un lapin comme symbole d’un immense dĂ©sir.

Du monde grec Ă  la Renaissance, les lapins apparaissent souvent comme des symboles de la sexualitĂ© dans la littĂ©rature et l’art. Par exemple, la Vierge Marie est souvent reprĂ©sentĂ©e avec un liĂšvre ou un lapin blanc, symbolisant qu’elle a surmontĂ© la tentation sexuelle.

Mais c’est dans les traditions folkloriques d’Angleterre et d’Allemagne que la figure du liĂšvre est spĂ©cifiquement liĂ©e Ă  PĂąques. Des rĂ©cits des annĂ©es 1600 en Allemagne dĂ©crivent des enfants chassant les Ɠufs de PĂąques cachĂ©s par le lapin de PĂąques.

Des rĂ©cits Ă©crits d’Angleterre Ă  peu prĂšs Ă  la mĂȘme Ă©poque mentionnent Ă©galement le lapin de PĂąques, en particulier en termes de chasses traditionnelles au lapin de PĂąques et de consommation de viande de lapin Ă  PĂąques.

La consommation du lapin peut avoir Ă©tĂ© associĂ©e Ă  diverses traditions folkloriques de longue date consistant à
 effrayer les sorciĂšres Ă  PĂąques. Dans toute l’Europe du Nord, les traditions folkloriques s’appuient sur une forte croyance selon laquelle les sorciĂšres prendraient souvent la forme d’un lapin.

L’idĂ©e que les sorciĂšres de l’hiver doivent ĂȘtre bannies Ă  PĂąques est un motif folklorique europĂ©en commun apparaissant dans plusieurs festivitĂ©s et rituels. L’équinoxe de printemps, avec sa promesse de vie nouvelle, se tenait symboliquement en opposition aux activitĂ©s des sorciĂšres et de l’hiver.

Cette idĂ©e fournit la justification sous-jacente de diverses festivitĂ©s et rituels, tels que l’Osterfeuer, ou le feu de PĂąques, une cĂ©lĂ©bration en Allemagne impliquant de grands feux de joie en plein air destinĂ©s Ă  effrayer les sorciĂšres. En SuĂšde, le folklore populaire raconte qu’à PĂąques, les sorciĂšres s’envolent toutes sur leurs balais pour faire la teuf et danser avec le diable sur l’üle lĂ©gendaire de BlĂ„kulla, ou Blockula, en mer Baltique.

Alors qu’une nouvelle vie Ă©merge au printemps, le lapin de PĂąques revient une fois de plus, fournissant un symbole culturel de longue date pour nous rappeler les cycles et les Ă©tapes de nos propres vies.

D’oĂč vient la tradition de la chasse aux Ɠufs Ă  PĂąques

La tradition de la chasse aux Ɠufs de PĂąques trouve ses origines dans diverses cultures et coutumes religieuses. Bien que les dĂ©tails varient selon les sources, il est gĂ©nĂ©ralement admis que cette coutume est issue d’un mĂ©lange de traditions paĂŻennes et chrĂ©tiennes.

Dans la tradition paĂŻenne, l’Ɠuf Ă©tait considĂ©rĂ© comme un symbole de fertilitĂ© et de renouveau, liĂ© au printemps et aux cĂ©lĂ©brations qui l’accompagnent. Les peuples paĂŻens d’Europe fĂȘtaient le printemps et la fertilitĂ© en organisant des fĂȘtes en l’honneur d’Eostre, la dĂ©esse germanique de l’aube et du renouveau. Les Ɠufs Ă©taient dĂ©corĂ©s et offerts en cadeaux pour cĂ©lĂ©brer cette pĂ©riode de l’annĂ©e.

Avec la christianisation de l’Europe, de nombreuses coutumes paĂŻennes furent adaptĂ©es et incorporĂ©es dans les traditions chrĂ©tiennes. Dans le christianisme, l’Ɠuf est devenu un symbole de la rĂ©surrection de JĂ©sus-Christ, car il reprĂ©sente la naissance d’une nouvelle vie. Ainsi, l’Ɠuf de PĂąques est devenu un symbole de la rĂ©surrection et de la vie Ă©ternelle.

La tradition de la chasse aux Ɠufs de PĂąques s’est dĂ©veloppĂ©e au fil du temps. Au Moyen Âge, les Ɠufs Ă©taient souvent cachĂ©s dans les jardins ou les champs par les adultes, et les enfants devaient les chercher. Cette pratique s’est perpĂ©tuĂ©e et s’est Ă©tendue Ă  diffĂ©rentes cultures Ă  travers le monde.

Aujourd’hui, la chasse aux Ɠufs de PĂąques est une activitĂ© ludique et populaire qui rĂ©unit famille et amis pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte de PĂąques. Les Ɠufs sont souvent en chocolat ou en plastique et contiennent parfois des surprises ou des friandises Ă  l’intĂ©rieur.

Bon allez hop, place aux Ɠufs, place au jeu !

Rùgles du jeu de la chasse aux Ɠufs

Comme expliquĂ© en tout dĂ©but d’article, nous avons dĂ©tournĂ©, modifiĂ© 10 boĂźtes de jeux de sociĂ©tĂ© rĂ©cents pour en proposer une adaptation, une interprĂ©tation. À vous de retrouver les jeux d’origine. C’est comme une chasse aux Ɠufs de PĂąques, mais en tentant de retrouver des jeux.

Pour participer, utilisez simplement le formulaire ci-dessous pour répondre.

Vous avez jusqu’Ă  ce lundi soir pour envoyer vos rĂ©ponses. Les rĂ©sultats et seront annoncĂ©s ce mardi.

À vous de jouer. Bonne chance !

BoĂźte 1
BoĂźte 2
BoĂźte 3
BoĂźte 4
BoĂźte 5
BoĂźte 6
BoĂźte 7
BoĂźte 8
BoĂźte 9
BoĂźte 10

Annonce des résultats : ce mardi 11 avril. Bonne chance !


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Article Ă©crit par Gus. RĂ©dacteur-en-chef de Gus&Co. Enseigne Ă  l’École supĂ©rieure de bande dessinĂ©e et d’illustration, travaille dans le monde du jeu depuis 1989 comme auteur et journaliste.

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