đ De Dracula Ă Star Trek, Gen Con 2026 promet du lourd. 10 jeux qu’on attend, leurs forces, leurs risques. Attention chĂ©rie, ça va buzzer.
Article écrit par :
LoĂŻc
Gen Con 2026 : dix jeux, et déjà trop peu de place dans la valise

Lâessentiel en 3 points :
- Notre sélection de 10 jeux présentés à la Gen Con 2026 qui nous intéressent le plus.
- Wingspan Pocket, Duel of Meloch, Fury of Dracula et Clank! concentrent les signaux dâattente les plus solides.
- Drillers, Brave & Bold et Six-Sided Seas peuvent devenir les surprises que tout le monde racontera aprĂšs le salon.
Un Wingspan qui tient dans la poche, Dracula qui ressort du cercueil, Clank! qui fĂȘte ses dix ans et Star Trek qui emprunte les sonars de la flotte. Voici les dix boĂźtes qui concentrent dĂ©jĂ lâattention avant lâouverture des portes Ă Indianapolis.
Ă Indianapolis, la climatisation va encore chauffer. Dans quelques jours, du 30 juillet au 2 aoĂ»t 2026, Gen Con aligne plus de 20 000 Ă©vĂ©nements et une quantitĂ© de nouveautĂ©s assez dingues pour transformer nâimporte quelle liste dâachats en exercice de survie. Mais au milieu du vacarme, dix jeux ressortent et nous font d’ores et dĂ©jĂ de l’Ćil. Certains avancent avec une licence qui se voit depuis lâautre bout du hall. Dâautres misent sur une idĂ©e de format, un retour soigneusement prĂ©parĂ© ou une mĂ©canique quâon a envie de toucher juste pour vĂ©rifier quâelle fonctionne.
Ce qui frappe surtout, câest le mĂ©lange. Wingspan Pocket et Clank! Master Thief Edition condensent ou remettent Ă niveau deux marques dĂ©jĂ Ă©normes. Fury of Dracula revient avec une cinquiĂšme Ă©dition qui promet de raccourcir le voyage sans arracher les crocs. Le Seigneur des Anneaux, Critical Role, Star Trek et DC occupent le terrain des licences, mais avec de vraies questions de design derriĂšre les logos. Et puis Drillers ou Six-Sided Seas arrivent avec le profil classique du jeu de salon : une idĂ©e claire, un matĂ©riel qui se remarque, une explication qui tient avant que la file nâavance.
Autrement dit, Gen Con 2026 ne sera pas seulement une vitrine. Ce sera un labo. JusquâoĂč peut-on compacter un succĂšs ? Quand une réédition devient-elle rĂ©ellement nĂ©cessaire ? Une licence peut-elle dĂ©placer un systĂšme connu sans le dĂ©guiser ? Et combien de dĂ©s faut-il lancer avant quâun pirate se sente officiellement engagĂ© ? Beaucoup, apparemment.
La Gen quoi ?
Pour rappel, la Gen Con est le plus grand festival de jeux de sociĂ©tĂ© dâAmĂ©rique du Nord, se tenant annuellement Ă Indianapolis. Câest un Ă©vĂ©nement incontournable pour les fans de jeux de plateau, de rĂŽle, de cartes, de figs, de cosplay et mĂȘme (un tout petit peu) de jeux vidĂ©o. LâĂ©vĂ©nement offre lâopportunitĂ© de dĂ©couvrir de nouvelles crĂ©ations, de participer Ă des tournois et de rencontrer des auteurs, autrices, Ă©diteurs.
La convention sert Ă©galement de vitrine majeure pour lâindustrie du jeu, avec de nombreux lancements de produits et annonces importantes. Au-delĂ des jeux, elle propose diverses activitĂ©s comme des ateliers, des sĂ©ances de dĂ©dicaces et des concours de cosplay.
Lâhistoire de la Gen Con remonte Ă 1967, Ă©voluant dâune petite rĂ©union en Pennsylvanie Ă un Ă©vĂ©nement massif Ă Indianapolis. Le dĂ©veloppement de Donjons & Dragons en 1974 a marquĂ© un tournant, Ă©largissant son focus des wargames aux jeux de rĂŽle. MalgrĂ© des dĂ©fis financiers et des changements de propriĂ©taires, la convention a continuĂ© de croĂźtre. Au cours de ses plus de 50 ans dâexistence, bientĂŽt 60 (l’annĂ©e prochaine !), la Gen Con a Ă©voluĂ© et sâest adaptĂ©e Ă lâĂ©volution du paysage des jeux, marquant ainsi une Ă©tape importante dans lâhistoire des conventions de jeux.
On a fait le tour des rumeurs et des annonces pour vous concocter une liste de dix jeux qui vont faire le buzz sur les tables de Gen Con 2026. Et aprĂšs chez nous aussi trĂšs certainement. Voici, selon nous, les titres Ă garder sous le radar !
Notre sélection de 10 jeux à surveiller à la Gen Con 2026
Wingspan Pocket

Le gros oiseau a appris à voyager léger
Attention, claque ludique (et commerciale) en approche. J’ai nommĂ© « Wingspan Pocket ». Deux mots, et tout le monde comprend. La promesse nâest pourtant pas celle dâune simple boĂźte rĂ©trĂ©cie. Elizabeth Hargrave et Stonemaier ont repris le moteur pour le centrer davantage sur les cartes : une seule rangĂ©e sâactive Ă chaque tour, les cartes recto verso servent tantĂŽt de nourriture, tantĂŽt dâoiseau, et lâensemble cherche Ă conserver les enchaĂźnements satisfaisants du grand frĂšre sans le dĂ©ploiement de matĂ©riel qui mange la table.
Câest exactement le genre de produit qui prospĂšre en convention. La marque rassure, le format intrigue et la durĂ©e autorise une vraie dĂ©monstration sans rĂ©server lâaprĂšs-midi. Le signal le plus net est la launch party de Gen Con avec Elizabeth Hargrave : lâĂ©vĂ©nement est complet, prĂ©voit jusquâĂ 168 personnes et inclut un exemplaire signĂ©. Difficile de fabriquer une meilleure affiche pour un jeu qui veut passer de « curiositĂ© compacte » Ă achat rĂ©flexe.
La vraie question reste celle de la perte. Wingspan sĂ©duit aussi par son arc de construction, le sentiment dâavoir façonnĂ© une voliĂšre de plus en plus absurde au fil des tours. En retirant des couches, Pocket peut gagner en rythme mais perdre un peu de cette montĂ©e. Ce nâest pas forcĂ©ment un dĂ©faut. Ce serait mĂȘme sa raison dâĂȘtre. Mais câest lĂ que les premiĂšres parties devront ĂȘtre regardĂ©es : est-ce un Wingspan plus net, ou seulement un Wingspan plus court ?
Duel of Meloch

Scythe et Expeditions entrent dans une arĂšne. Mauvaise idĂ©e ? Peut-ĂȘtre dingue.
Duel of Meloch est le titre de cette sĂ©lection qui ressemble le plus Ă une expĂ©rience menĂ©e en public. Un joueur ou une joueuse utilise la logique de Scythe, avec une nouvelle faction et un nouveau plateau. Lâautre vient dâExpeditions, avec son mĂ©cha, son personnage et son compagnon. Les deux architectures ne sont pas fondues dans une soupe tiĂšde : elles se font face, asymĂ©triques, et les composants ajoutĂ©s restent compatibles avec leurs jeux dâorigine.
Sur le papier, ça pourrait ĂȘtre du fan-service de luxe. En pratique, on a plutĂŽt un duel autonome, tendu et plus cohĂ©rent quâun simple croisement de catalogues. Avec Duel of Meloch, on viendra Ă la Gen Con 2026 pas seulement pour dĂ©couvrir une nouveautĂ©. On viendra voir si deux habitudes de jeu peuvent rĂ©ellement se battre sans que lâune serve de figurante.
Câest aussi le jeu le plus risquĂ© Ă expliquer Ă quelquâun qui ne connaĂźt ni Scythe ni Expeditions. Stonemaier le prĂ©sente comme autonome, mais son plaisir pourrait dĂ©pendre de la familiaritĂ© avec les deux grammaires. Et lâĂ©quilibrage asymĂ©trique sera scrutĂ© sans pitiĂ©, parce quâun duel de 45 minutes pardonne moins les Ă©carts quâun grand jeu multijoueur. Sâil tient, Duel of Meloch peut devenir un prĂ©cĂ©dent Ă©ditorial. Sâil casse, il restera un crossover zinzin. Ce qui, honnĂȘtement, vaut dĂ©jĂ le dĂ©tour.
Fury of Dracula â 5e Ă©dition

Le comte revient. Cette fois, et cette fois il promet de ne pas monopoliser toute la nuit.
Fury of Dracula, ou la Fureur de Dracula en VF, nâa pas besoin de se prĂ©senter aux fans de mouvement cachĂ©. Un joueur ou une joueuse incarne Dracula, trace une route secrĂšte Ă travers lâEurope et prĂ©pare ses piĂšges. Les autres coordonnent les chasseurs, recoupent les indices et dĂ©couvrent gĂ©nĂ©ralement, trop tard, quâils ont tous pris le train dans la mauvaise direction. Câest un classique immense. Et parfois un peu immense tout court.
La cinquiĂšme Ă©dition ne se contente pas dâun nouveau cercueil. La Gen Con 2026 annonce de nouveaux visuels, un personnage jouable inĂ©dit et surtout une variante raccourcie. Le principal obstacle au retour rĂ©gulier de Fury of Dracula nâa jamais Ă©tĂ© son thĂšme, toujours savoureux, mais son tempo : une longue partie peut devenir extraordinaire ou sâĂ©tirer comme une cape mouillĂ©e.
Tout se jouera donc sur cette variante. Si elle coupe seulement des tours, elle risque de brusquer la traque. Si elle resserre les informations, les fenĂȘtres dâaction et la montĂ©e de la menace, elle peut rendre le jeu beaucoup plus facile Ă ressortir. Câest le test parfait dâune bonne réédition en 2026 : respecter le souvenir, mais ne pas obliger les joueureuses Ă lui sacrifier leur lendemain matin.
Clank! Master Thief Edition

Dix ans plus tard, le dragon réclame un rangement digne de ce nom
Clank! fĂȘte ses dix ans comme beaucoup de joueurs et joueuses aimeraient fĂȘter les leurs : avec une nouvelle tenue, du carton double Ă©paisseur et davantage de monstres errants les mains dans les poches. La Master Thief Edition reprend le deck-building dâaventure de Paul Dennen, lui offre une carte rafraĂźchie, des plateaux sĂ©parĂ©s pour la rage, la santĂ© et le marchĂ©, des emplacements creusĂ©s, des cubes fantĂŽmes, des ajustements de cartes et la mini-extension Wandering Monsters directement dans la boĂźte.
Dire Wolf a parfaitement cadrĂ© le rĂ©cit : ce nâest pas Clank! 2, câest la nouvelle porte dâentrĂ©e. Ă dĂ©faut de suspense sur la qualitĂ© du moteur, il y a une vraie curiositĂ© sur la qualitĂ© de cette remise Ă niveau. Le jeu peut-il redevenir la version Ă©vidente Ă recommander Ă quelquâun qui nâa jamais plongĂ© dans le donjon ?
Les vieux de la vielle, eux, auront une autre question, plus comptable : les amĂ©liorations valent-elles un nouvel achat ? La rĂ©ponse dĂ©pendra moins du vernis que des changements de rythme et de fin de partie. Une Ă©dition « dĂ©finitive » nâa pas besoin de rĂ©inventer son jeu, mais elle doit rendre lâancienne boĂźte un peu moins confortable. Cruel, oui. TrĂšs efficace aussi.
Drillers

Descendre, vendre, améliorer, redescendre. Le cycle est simple. Le sous-sol, moins.
Parmi les dix jeux qui nous hypent Ă la Gen Con 2026, Drillers est sans doute le plus « nouveau jeu dâauteur » au sens classique : pas de licence, pas dâanni, pas de crossover. Czech Games Edition propose un mĂ©lange de deck-building et de gestion de ressources, avec des cartes multi-usages et une boucle miniĂšre immĂ©diatement comprĂ©hensible. On fore plus profond, on accepte davantage de risques, on remonte vendre ses trouvailles, on amĂ©liore son Ă©quipement, puis on redescend parce que les dĂ©cisions raisonnables sont rarement celles qui rapportent le plus.
Le matĂ©riel fait une partie du travail dâapproche : quatre mĂ©chas inspirĂ©s de vĂ©hicules rĂ©els, des drones, des tuiles de mine et des minĂ©raux qui donnent envie de les trier alors quâon devrait lire la rĂšgle. CGE sait prĂ©senter un eurogame en salon, et les crĂ©neaux de dĂ©couverte complets renforcent lâidĂ©e que Drillers arrive avec une vraie rampe de lancement.
La rĂ©serve se cache dans la durĂ©e officielle : environ 30 minutes par personne. Ă quatre, on sâapproche dâune soirĂ©e entiĂšre, surtout lors dâune premiĂšre partie. Le jeu devra donc Ă©viter que lâexploration individuelle ne se transforme en quatre solitaires qui attendent leur tour de foreuse. Si lâinteraction, la tension sur les ressources et le tempo de remontĂ©e tiennent, Drillers pourrait ĂȘtre le titre dont le bouche-Ă -oreille monte aprĂšs le salon, pas seulement pendant. Câest souvent meilleur signe.
The Lord of the Rings: Circle of Conflict

Tout le monde joue les gentils et les méchants. Tolkien prend une grande respiration.
Je vous connais, bande de coquins. Il faut rĂ©sister au rĂ©flexe « encooooore un jeu Seigneur des Anneaux ». Circle of Conflict ne cherche pas Ă refaire La Guerre de lâAnneau en moins long. Chaque joueur et joueuse manipule Ă la fois les Peuples Libres et lâOmbre, fait avancer une force tout en freinant lâautre, utilise du draft de dĂ©s et gĂšre une part de mouvement cachĂ© autour de la CommunautĂ©. Câest un parti pris Ă©trange sur le plan thĂ©matique, donc potentiellement excellent sur le plan ludique.
Geoff Engelstein et Stephen Buonocore signent un jeu de conflit dâenviron une heure, avec une prĂ©-sortie limitĂ©e Ă Gen Con 2026. La sortie officielle amĂ©ricaine est annoncĂ©e au 6 novembre, pareil pour la VF. Avec ce prix et cette durĂ©e, Office Dog vise un espace trĂšs prĂ©cis : assez spectaculaire pour porter Tolkien, assez compact pour ĂȘtre jouĂ© un soir de semaine.
Reste une interrogation : commander les deux camps peut produire un dĂ©licieux jeu dâĂ©quilibre, mais aussi diluer lâattachement Ă son rĂŽle. On ne « dĂ©fend » plus vraiment la Terre du Milieu si lâon nourrit Sauron dans la mĂȘme minute. Ce dĂ©calage peut ĂȘtre la meilleure idĂ©e du jeu, parce quâil oblige Ă penser le conflit plutĂŽt quâĂ le rejouer. Il peut aussi laisser certains fans Ă la porte. VoilĂ un dĂ©bat quâon lance volontiers.
Codenames: Critical Role Adventures

Le mot « dragon » vaut-il trois indices, un d20 et une crise de groupe ?
Le projet semble dâabord conçu par quelquâun qui a rĂ©pondu « oui » Ă trop de questions. Codenames ? Oui. Critical Role ? Oui. Une campagne coopĂ©rative ? Oui. Un ou une MJ, des persos, des embranchements, de lâexpĂ©rience, des objets et un d20 ? Toujours oui. Et pourtant, lâensemble a une logique : le cĆur reste lâassociation de mots, mais chaque mission lui donne un contexte, des objectifs et une progression.
CGE annonce trois campagnes ramifiĂ©es, sept personnages et 200 cartes de mots recto verso. Le salon proposera des dĂ©monstrations, des learn-to-play et mĂȘme une expĂ©rience dâescape room thĂ©matique. La licence attire une communautĂ© immense, mais lâintĂ©rĂȘt dĂ©passe Critical Role : on veut voir jusquâoĂč un party game extrĂȘmement pur peut sâĂ©tirer sans perdre son immĂ©diatetĂ©.
Le danger est exactement lĂ . Les amateurs de Codenames peuvent trouver la progression trop encombrante. Les joueurs de campagne peuvent la trouver trop lĂ©gĂšre. Entre les deux, il existe peut-ĂȘtre un espace parfait pour des groupes qui veulent un rĂ©cit sans apprendre un jeu dâaventure de trois kilos. Si la greffe prend, CGE nâaura pas seulement vendu une licence. Il aura ouvert une nouvelle branche Ă Codenames. Pas rien.
Star Trek: Space Hunt

Captain Sonar passe en vitesse de distorsion
Le pitch tient en une transmission subspatiale : un affrontement spatial en Ă©quipe, jouable en temps rĂ©el ou au tour par tour, avec de la dĂ©duction, de la coordination et des torpilles. DerriĂšre Space Hunt, on retrouve Roberto Fraga, Yohan Lemonnier et Delphine Lemonnier, les noms associĂ©s Ă Captain Sonar. Le rapprochement est donc moins un argument marketing quâune filiation directe.
Star Trek offre au systĂšme ce quâil rĂ©clamait presque depuis le dĂ©but : des Ă©quipages, des Ă©crans, des manĆuvres cachĂ©es et le droit moral de crier des ordres absurdes Ă trois mĂštres de distance. Matagot annonce une Ă©dition français-anglais pour le 30 septembre 2026. Dans une liste amĂ©ricaine de jeux Gen Con 2026 trĂšs attendus, le titre se place aussi parmi les curiositĂ©s fortes du salon.
La rĂ©ussite dĂ©pendra de lâĂ©chelle. Captain Sonar est top avec un grand groupe ; Space Hunt vise deux Ă quatre joueureuses et 35 minutes. Cette rĂ©duction peut rendre le concept beaucoup plus praticable, ou lui retirer une part du chaos collectif qui faisait sa magie / chaos fun. Le mode tour par tour devra aussi exister autrement que comme solution de secours. Mais si le jeu retrouve la tension du sonar avec moins de logistique, il pourrait devenir lâadaptation Star Trek quâon sort vraiment. Ce qui, dans cette licence, nâest pas une petite victoire.
Brave & Bold: Bag Building Combat Game

Superman, Lex Luthor et un sac de jetons. Oui, le pitch fonctionne.
Brave & Bold est probablement le plus gros « mais WTF ? » de cette sĂ©lection. Resurrection Games ne parle pas de deck-building mais de construction de sac appliquĂ©e Ă des combats DC asymĂ©triques. Chaque perso dispose de son arsenal, prĂ©pare ses jetons puis les utilise Ă travers des phases Watchtower, Preparation et Combat. Superman et Lex Luthor ne sont donc pas deux illustrations posĂ©es sur le mĂȘme paquet : ils sont censĂ©s se comporter diffĂ©remment dĂšs la main dans le sac. Le lancement est taillĂ© pour Gen Con 2026. On en parlera dans les files.
AprĂšs le bruit, il faudra vĂ©rifier la profondeur. Le plaisir tactile dâun sac et la puissance de DC peuvent porter deux ou trois parties trĂšs vite. Pour durer, le systĂšme devra offrir des lectures de personnage, des ajustements et une vraie marge de progression, pas seulement le frisson de tirer le bon symbole. La structure commerciale â coffre de huit personnages et extensions par duos â mĂ©rite aussi dâĂȘtre surveillĂ©e. Le combat peut ĂȘtre Ă©lĂ©gant. La collection, elle, sait parfois frapper plus fort que Batman.
Six-Sided Seas

Un tapis, 32 dĂ©s et la certitude quâun pirate acceptera encore un dernier lancer
Six-Sided Seas est le petit jeu qui arrive sans armure de licence et pourrait pourtant attirer les regards. Tout tient sur un tapis en nĂ©oprĂšne : on lance des dĂ©s pour former son Ă©quipage, on affecte ces marins aux actions du navire, puis on cherche la gloire par lâexploration, le pillage ou le combat. Le jeu est un mĂ©lange de placement dâouvriers et de prise de risque, avec une mise en place presque immĂ©diate.
Câest un format parfait pour un salon comme Gen Con 2026. La table se lit de loin, la partie annoncĂ©e dure 15 Ă 20 minutes et la prĂ©commande reste sous les 25 dollars.
Deux rĂ©serves, tout de mĂȘme. Dâabord, le jeu est conçu pour deux ; passer Ă trois ou quatre demande une seconde boĂźte. Ensuite, une promesse aussi compacte doit prouver sa rejouabilitĂ©. Le stop-ou-encore est savoureux quand chaque risque raconte une histoire, beaucoup moins quand la courbe devient prĂ©visible aprĂšs cinq parties. Six-Sided Seas nâa peut-ĂȘtre pas vocation Ă dominer les palmarĂšs. Mais il pourrait ĂȘtre le jeu quâon explique Ă tout le monde en rentrant. Et parfois, câest ainsi quâun salon se gagne.
Ce que cette sélection raconte de 2026
Notre verdict avant salon ?
- Les paris les plus solides : Wingspan Pocket, Duel of Meloch, Fury of Dracula â 5e Ă©dition, Clank! Master Thief Edition et Drillers.
- Les expériences les plus intéressantes à observer : Codenames: Critical Role Adventures et The Lord of the Rings: Circle of Conflict.
- Les candidats au coup de cĆur imprĂ©vu : Star Trek: Space Hunt, Brave & Bold et Six-Sided Seas.
Pris séparément, ces dix jeux forment une liste de courses. Ensemble, ils racontent une mutation. Les éditeurs veulent raccourcir sans appauvrir, rééditer sans simplement changer la couverture, et utiliser les licences comme des contraintes de design plutÎt que comme un autocollant. Wingspan Pocket doit justifier sa petite taille. Fury of Dracula doit justifier son retour. Codenames: Critical Role doit justifier chaque couche ajoutée. Cette obligation de preuve est plutÎt saine.
On voit aussi revenir le jeu pensĂ© pour ĂȘtre compris en convention. Un tapis de pirates, un sac de super-hĂ©ros, des mĂ©chas miniers, un duel entre deux systĂšmes connus : chaque proposition possĂšde un geste visuel ou une phrase de vente trĂšs nette. Cela ne remplace pas la profondeur, Ă©videmment. Mais dans un salon comme Gen Con 2026 de plus de 20 000 Ă©vĂ©nements, ĂȘtre racontable est dĂ©jĂ une qualitĂ© (de survie).
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