Analyses & psychologie du jeu,  Jeux de plateau

Le jeu de société, comme rempart contre la dépression

Temps de lecture: 2 minutes

Le jeu de société, bientôt prescrit par son psy ?


En ces temps mouvementés de pandémie mondiale, entre fermetures et confinements, avoir un hobby, comme le jeu de société, pourrait bien représenter un remède contre la déprime et la dépression.

C’est en tout cas ce qu’une toute récente étude semble démontrer. La recherche montre que le fait d’avoir un hobby est lié à des niveaux moindres de dépression.

Perdre de l’intérêt et du plaisir pour les activités que nous apprécions en temps normal (comprenez par-là, hors pandémie) constitue l’un des symptôme d’une santé mentale affectée.

Connue sous le nom d’anhédonie, c’est l’un symptôme commun de la dépression. L’anhédonie est un symptôme médical retrouvé dans certaines troubles psychiatriques. Il caractérise l’incapacité à ressentir des émotions positives lors de situations de vie pourtant considérées avant comme plaisantes.

Pour certaines personnes, l’anhédonie est l’un des premiers symptômes de la dépression et peut même être utilisée pour prédire la gravité de la dépression qu’une personne pourrait vivre et ressentir.

Le jeu de société en renfort

Pendant le, pendant les confinements qui s’éternisent depuis bientôt une année, trouver du temps pour jouer, en famille, entre amis, à distance si besoin, ou en couple pourrait représenter une façon d’éviter l’anhédonie et la dépression.

Les médecins peuvent même passer par une prescription sociale et demander aux patients souffrant de dépression légère à modérée de se mettre à un hobby pour améliorer leur santé mentale.

Comme les antidépresseurs semblent être moins efficaces chez les personnes souffrant d’une dépression légère, cette stratégie de traitement plus douce (et agréable, et fun) peut aider les patientes et patients à trouver un soulagement de leurs symptômes.

Et pourquoi ?

La raison pour laquelle trouver du temps pour jouer, pour pratiquer ses hobbies peut fonctionner, est à chercher dans la façon dont ils affectent notre système de récompense dans le cerveau.

Lorsque nous pratiquons un hobby, un jeu, une partie que nous apprécions, des neurotransmetteurs sont libérés, comme la dopamine, un produit chimique qui nous aide à ressentir de la motivation et du plaisir.

Un roi sans divertissement est un homme plein de misères

Pascal

Ces produits chimiques physiologiques liés au bien-être peuvent alors nous donner envie de continuer, de recommencer et de nous sentir plus motivés à le faire et refaire. Et donc, in fine, à ressentir plaisir et motivation, encore une fois.

Ainsi, le jeu de société, ou tout autre hobby bien sûr, sport, lecture, macramé, jardinage, gravure sur coquille d’huîtres du Finistère (on ne juge pas), permettrait de soulager des états de déprime et dépression. Des états bien présents et en nette augmentation depuis une année de crise sanitaire.

La prochaine fois que vous lancez une partie, de jeu de rôle, de jeu de plateau, de jeu de cartes, dites-vous que vous vous faites du bien.

Cet article est inspiré de celui paru sur The Conversation, par Ciara McCabe de l’Université de Reading. Vous pouvez lire l’article original ici.

Et pour vous, depuis une année, est-ce que jouer vous aide à vous sentir mieux ?

One Comment

  • Dark Guil

    C’est une évidence et pour combler ma cruelle solitude, je joue de plus en plus seul et j’y prends d’autant plus de plaisir que je « rentabilise » des jeux que je n’ouvre jamais sinon.
    Autre source de plaisir : lire des excellents articles sur les jeux de société…

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