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PANDEMIC ZONE ROUGE : AMÉRIQUE DU NORD, LE JEU DU JOUR

Temps de lecture: 10 minutes

Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord, de quoi ça parle ?

Pandemic Zone Rouge est la version allégée et express de Pandemic. Voilà, tout est dit. Moins d’épidémies, moins de vaccins à trouver, pour des parties plus courtes, plus tendues, plus ramassées. Un Pandemic light.

Dans Pandemic Zone Rouge, votre but est d’éradiquer une vague d’épidémies qui se propage à travers l’Amérique du Nord. Ça ne vous rappelle rien ? Toute ressemblance, ou similitude avec un virus en forme de couronne ne saurait être que coïncidence fortuite…

Un 3 sur 5 sur l’ITHEM, parce qu’on se retrouve plongés en pleine épidémie et qu’on doit se balader sur le plateau pour effectuer des recherches. Mais tout le jeu introduit des mécanismes parfois… absurdes (s’échanger des cartes de la ville dans laquelle on se trouve…).

Et comment on joue ?

Basé sur le jeu original, il reprend le même thème, le même concept, le même gameplay. On commence le jeu en recevant deux cartes, qu’on place face visible à la vue de tout le monde, ainsi qu’un personnage avec un pouvoir spécifique, puis à son tour on dispose de 4 actions à choisir parmi :

  • Se déplacer sur une ville adjacente, par la route
  • Prendre l’avion, à condition de disposer de la carte Ville correspondante
  • Donner ou recevoir une carte Ville avec un autre pion dans la même ville, à condition de disposer de la carte Ville correspondante
  • Utiliser son pouvoir personnel
  • Le cœur du jeu : trouver un vaccin. Il faut dans ce cas-là se trouver à Atlanta, siège du CDC, Centers for Disease Control and Prevention, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, les organismes institutionnels qui forment ensemble la principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique. Pour y arriver, il faut alors défausser 4 cartes Villes de la même couleur, et le vaccin de la couleur correspondante est alors découvert.
  • Soigner : enlever un cube Épidémie sur une Ville

Comme le titre l’indique, Pandemic Zone Rouge se concentre cette fois non pas sur la carte mondiale, mais uniquement sur les US et régions environnantes, Amérique Centrale & Canada méridional.

Des règles courtes, simples, fluides, rappelées sur une mini-carte annexe qui résume toutes les actions possibles. Comme il y en a plusieurs, ce rappel est le bienvenu, surtout pour celles et ceux qui n’auraient jamais joué à Pandemic.

Et comment on gagne ?

Pandemic Zone Rouge est un jeu coopératif. On joue ensemble contre le jeu. On perd, ou on gagne ensemble contre le jeu.

On perd quand :

  • Le niveau d’infection atteint le maximum
  • Il n’y a plus de cubes Épidémie dans la réserve
  • Il n’y a plus de cartes dans la pioche

On gagne quand :

  • On a découvert le vaccin des trois maladies

Des conditions évidentes, qui permettent de se concentrer sur le jeu et ses enjeux.

Interaction ?

Sur l’IGUS, l’échelle de mesure de l’interaction dans les jeux, Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord atteint un 5/5.

Pourquoi ?

Parce que dans Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord on joue ensemble. Il va falloir discuter et choisir ses actions ensemble. Si tout le monde joue dans son coin à choisir ses propres actions sans s’accorder aux autres, la partie risque fort d’être pliée.

À combien y jouer ?

Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord se joue de 2 à 4. Toutes les configurations fonctionnent bien.

À partir de quel âge y jouer ?

Le jeu indique dès 8 ans. Comme il faut être capable de lire les villes sur les cartes, sur le plateau, rien de méchant, 8 ans est une bonne estimation. Pourquoi ne pas essayer d’y jouer dès 6-7 ans, même.

Alors, Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord, c’est bien ?

On ne va pas se le cacher longtemps : Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord est un pur produit commercial ! Le jeu se veut une introduction à « l’univers » Pandemic à destination des boutiques qui peuvent dorénavant proposer une rapide petite partie à leur clientèle. En psychologie, c’est ce qu’on appelle « le pied dans la porte ».

Le pied dans la porte est une technique de manipulation décrite par les psychologues sociaux. Elle consiste à faire une demande peu coûteuse qui sera vraisemblablement acceptée. Ici, une petite partie courte. Suivie d’une demande plus coûteuse. Achetez le jeu, ou un autre titre plus costaud de la gamme. Cette seconde demande aura plus de chance d’être acceptée si elle a été précédée de l’acceptation de la première. Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord, c’est un peu le principe des échantillons gratuits offerts dans les supermarchés. Le pied dans la porte.

Avec plusieurs centaines, milliers de jeux de société qui inondent le marché chaque année depuis dix ans et des « fenêtres de tir » qui rétrécissent chaque année, comment s’assurer qu’un titre rencontre son public ? Qu’il connaisse des ventes honorables ? Plus que jamais, en concurrence féroce avec Kickstarter, les éditeurs et distributeurs doivent trouver des stratégies pour que l’implantation en boutique de leurs jeux soit la plus optimale possible.

Ce Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord se veut justement à destination d’un public plus débutant. Comme précédemment avec Ticket to Ride, du même éditeur, Asmodee (Days of Wonder et Z-Man appartiennent tous deux à l’ogre parisien. Tout comme Libellud qui vient tout juste de se faire racheter, un de plus…), qui lui aussi a décliné sa propre mini-série de jeux de société rapides. Des parties courtes, allégées qui se jouent en environ 15-30 minutes, New YorkLondres, et Amsterdam, un format idéal comme présentoir en boutique.

Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord n’a d’autres prétentions. Proposer des parties courtes, simples, comme un échantillon vers quelque chose de plus ample.

Il est intéressant de relever que Pandemic Zone Rouge existait déjà avant. Sous un autre nom, L’Île Interdite. Mêmes mécaniques que Pandemic, autre thème, plus familial, pour des parties plus courtes. Pandemic sort en 2008, puis L’Île Interdite deux ans plus tard. Dix ans après, L’Île Interdite revient dans le giron de la gamme, avec Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord. Il faut suivre…

🔴 Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord, score final :

C’est compliqué.

Si vous avez déjà joué à tous les Pandemic, extensions, Legacy, etc., c’est :

Note : 1 sur 5.

Aucun intérêt, passez votre chemin !

Si vous partez en vacances cet été, et/ou si vous allez jouer à cette version avec des gens qui n’ont jamais joué à un jeu coopératif, ou à un jeu de plateau tout court, c’est plutôt :

Note : 5 sur 5.

Pandemic Zone Rouge est un excellent, excellent titre : pas cher, mini-micro matériel dans une petite boîte qui se balade partout, règles et parties courtes. Le jeu de l’été, pour autant qu’on coche l’une ou toutes les options ci-dessus.

Ce qui nous a moins plu ⛔️

❌ Un Pandemic ultra-light qui ne réinvente rien

❌ Un pur produit commercial à utiliser en démo en boutique

❌ La boîte de Pandore est ouverte ! Un premier titre qui sonne comme une invitation pour de futurs autres titres, qui se pourraient se dérouler dans d’autres régions : Pandemic Zone Rouge : Bureau Oval, Pandemic Zone Rouge : Suisse Romande, Pandemic Zone Rouge : Meurthe-et-Moselle… Connaissant Asmodee et son goût immodéré pour les extensions et autres spin-offs, ce n’est de loin pas impossible (surtout pour Meurthe-et-Moselle)

❌ Asmodee, qui manque de courage et de vision et qui continue à nous re-re-ressortir les mêmes jeux : Ticket to Ride, Unlock!, Pandemic

❌ Jouer avec les épidémies dans un contexte mondial tragique, avec plusieurs centaines de milliers de morts à travers la planète

Ce qui nous a plu ❤️️

✅ Un jeu court, simple, à destination d’un public non aguerri

✅ Petit prix, petite boîte, petit matériel. Idéal à emmener en vacances

✅ La variante des cartes Crises, qui rajoutent une difficulté supplémentaire pour corser le jeu

✅ Des règles allégées du jeu de base : on ne peut pas construire de labo, on ne doit trouver que trois vaccins et non plus quatre

Et encore une chose

Vous pouvez télécharger et jouer au jeu, et c’est gratuit. Il vous faudra juste de quoi imprimer et découper le matériel.

➡️ Vous pouvez trouver les fichiers directement en cliquant ici pour accéder au PDF.

Vous pouvez trouver Pandemic Zone Rouge : Amérique Du Nord chez Philibert ici.

Et également chez Magic Bazar ici.

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  • Auteur : Matt Leacock
  • Illustrateurs : Atha Kanaani, Chris Quilliams
  • Éditeur : Z-Man Games, Asmodee
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 4 (tourne très bien à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 8 ans (bonne estimation)
  • Durée : 30′ (pas plus)
  • Thème : Épidémies
  • Mécaniques principales : Cartes, coopératif

Mais au fond, qu’est-ce qui nous attire autant dans Pandemic ? Comment justifier notre désir de jouer avec les épidémies en pleine véritable pandémie mondiale ? Nous vous proposons ici la réédition d’un précédent article publié le 1er mai sur notre blog. Bonne (re)lecture !


Le site d’articles universitaires The Conversation vient tout juste de publier un article ce mercredi 29 avril s’intéressant de près au jeu et les raisons pour lesquelles il exerce une telle fascination sur la société. Nous vous en proposons ici la traduction de l’article


The Conversation, 29.4.20, par Scott Beattie

Avant de vivre avec la réalité d’une épidémie mondiale de maladie, Pandemic n’était que le titre d’une série populaire de jeux de société. Au cours de la période précédant le confinement, les boutiques de jeux ont noté que l’intérêt pour la gamme Pandemic avait augmenté.

Les jeux de la gamme font régulièrement partie des dix premières listes de jeux de société sur Amazon depuis une décennie et Pandemic Legacy Saison 1 est deuxième dans le classement sur BoardGameGeek. Les ventes australiennes auraient augmenté depuis le début du confinement.

Pourquoi les joueurs se sont-ils tournés vers un jeu qui parle de ce qu’ils cherchent à éviter dans la vraie vie ? Pandemic offre plus que du divertissement, aidant les joueurs à réfléchir de manière créative à résoudre les problèmes, à se concentrer, à s’adapter et à réfléchir sur les situations graves.

Depuis les temps anciens

L’historien grec antique Hérodote a écrit que les premiers jeux ont été créés pour aider les gens à faire face aux malheurs à long terme.

Sous le règne d’Atys, fils de Manès, toute la Lydie fut affligée d’une grande famine, que les Lydiens supportèrent quelques temps avec patience. Mais voyant que le mal ne cessait pas, ils y cherchèrent remède et chacun en imagina à sa manière. C’est à cette occasion qu’ils inventèrent les dés, les osselets, la balle et toutes les autres formes de jeux, excepté celui des jetons, dont ils ne s’attribuent pas la découverte. Et pour tromper la faim qui les pressait, voici l’usage qu’ils firent de ces inventions pour tromper la faim qui les pressait. On jouait alternativement pendant un jour entier, afin de se distraire du besoin de manger; et le jour suivant, on mangeait, au lieu de jouer.

Nous citons cette histoire quand on considère les avantages des serious games et qu’on comprend les compétences qu’ils peuvent développer.

Ces bénéfices peuvent inclure des compétences d’adaptation et de bien-être développées à partir des expériences de résolution de problèmes sociaux des jeux. Le gouvernement de l’État australien du Victoria est même intéressé à voir comment la «gamification» peut apporter des gains spécifiques sur la santé, par exemple, en utilisant des consoles pour motiver des exercices de rééducation physique ou en utilisant des jeux pour tester l’audition des enfants.

Une grande partie de la recherche s’est concentrée sur les jeux vidéo tels que Minecraft, mais la récente augmentation en popularité des jeux de société prouve que ceux-ci méritent eux aussi une plus grande attention.

Des jeux tels que Pandemic ont entraîné une résurgence des jeux de société en tant que loisirs pour adultes, renforcée par un désir d’expériences sociales authentiques, le désenchantement des jeux en ligne (et des trolls) et la prolifération des cafés de jeux de société

Jouer à Pandemic

Pandemic a été créé par Matt Leacock, un ancien graphiste de Chicago qui a développé l’idée après l’épidémie de SRAS de 2003. Le premier jeu Pandemic a été publié en 2008 et s’est érigé au sommet de la vague de nouveaux jeux de société pour adultes. C’est un jeu pour 2 à 4 joueurs et peut être terminé en une heure [NdT : une version allégée et plus courte est en préparation, pour une durée de 30 minutes, repoussée pour cause de COVID-19]

L’auteur a déclaré qu’une partie de l’attrait du jeu est la façon dont il «offre des moments d’escalade d’espoir et de peur qui vous captent vraiment, vous et votre équipe».

Il n’y a pas de dés, bien qu’il existe un jeu de cartes randomisé qui modélise la propagation des virus sur une carte mondiale. Il s’agit d’un jeu coopératif où les joueurs doivent travailler ensemble contre le jeu, pour prendre collectivement des décisions difficiles en matière de stratégie. Chaque tour nécessite une allocation de ressources limitées, pour arrêter les épidémies, créer des centres de recherche, rechercher un remède ou se concentrer sur les déplacements dans le monde.

Bien qu’il n’y ait pas de règles officielles pour le faire, certains forums de discussion décrivent des façons de jouer à Pandemic en solo, ce qui rend le jeu idéal pendant le confinement.

Dans la version officielle, les joueurs jouent les rôles de différents spécialistes, dont le scientifique, le médecin, le distributeur et d’autres. Chacun de ces rôles fournit un pouvoir spécifique qui leur permet d’enfreindre les règles du jeu d’une manière intéressante, en donnant à chaque membre de l’équipe une niche distinctive, en encourageant beaucoup de rejouabilité afin de découvrir comment ils fonctionnent tous.

Bien qu’il ne s’agisse pas du premier jeu coopératif, il a dominé la demande de nouveaux jeux non compétitifs. Sa popularité est également venue du thème contemporain qui fait appel à un public plus large en dehors des communautés de fans. Il n’y a pas de magiciens ou de vaisseaux spatiaux sur l’illustration de la boîte. Pandemic a été utilisée dans les milieux de la formation et peut devenir un moyen utile pour introduire l’épidémiologie en classe et remettre en question les idées conventionnelles sur les systèmes mondialisés.

Les extension (plateaux et composants supplémentaires achetés séparément) ajoutent plus de complexité, de nouveaux rôles et des virus plus puissants. Il existe des variantes autonomes (NdT : des stand-alone) qui utilisent les modèles d’escalade du jeu pour défier les hordes barbares attaquant la Rome antique, combattre les eaux de crue à l’ère industrielle de la Hollande et même contrer la montée sinistre des cultistes de Cthulhu.

La variante la plus importante sont les jeux Pandemic Legacy, qui se déroulent en deux «saisons» comme les séries télévisées. Chaque saison Legacy est composée d’une série de jeux où les événements et les conséquences se répercutent sur la suivante. Les jeux Legacy impliquent des changements permanents sur le plateau, l’introduction de nouveaux éléments de jeu et même l’instruction aux joueurs de déchirer certaines cartes.

Pourquoi maintenant?

Alors pourquoi, face à la réalité d’une pandémie, serions-nous rassurés par un jeu qui préfigurait étrangement le COVID-19 ? Ce n’est pas comme si le jeu banalise le problème. Pandemic présente des problèmes aussi complexes, nécessitant des stratégies changeantes mais présente finalement une solution via la coopération et une planification intelligente.

Jouer au jeu à la maison peut offrir une chance de créer de l’ordre lors d’une crise. Nous pouvons nous sentir rassurés, les situations difficiles nécessitent des stratégies évolutives, les revers peuvent être temporaires et fournir des voies vers des solutions plus créatives. Les jeux offrent un environnement sécurisé dans lequel gérer des systèmes complexes et faire face à des problèmes mal définis.

La popularité de jeux tels que Pandemic a conduit à la création de nouveaux jeux avec des thèmes sérieux et des espaces pour la résolution créative de problèmes. The King’s Dilemma explore les ramifications complexes du marchandage politique. Holding On penche sur les soins palliatifs.

Que nous les jouions en famille ou en colocation, via des vidéoconférences ou des simulateurs de table, les jeux de société peuvent nous aider à nous distraire de l’isolement du confinement et des distanciations sociales, mais ils ont également le potentiel de nous faire réfléchir aux défis auxquels notre monde est confronté.

Quant au créateur de Pandemic Matt Leacock, il semble travailler sur un jeu sur la crise climatique. Stay tuned.

7 Comments

  • Stueur

    De base, les règles de Pandémie et sa longueur n’ont rien d’extraordinaire. Du coup, je trouve complètement futile cette version (tout comme la version light des Aventuriers du rail). Ce que je vais dire est exagéré, mais on a l’impression qu’il s’agit de jeux pour personnes ne pouvant pas garder leur attention sur la même activité pendant plus de 20min. Dans ce cas, autant éviter les jeux de société.

    • atom

      en fait, il faut les voir (tous les deux) comme des versions de voyages) C’est en cela que je les trouve intéressant. Tu les prends, tu les poses sur une tablette de train, une table de camping et tu joues. En plus la durée correspond bien au temps que tu peux allouer à un jeu l’été. Autre point, le aventuriers du rail Londres m’a bien plus car il condense le jeu en 20 mn. Aujourdh’ui par rapport à ma recherche ludique, les aventuriers du rail c’est trop long, trop répétitif, ça manque de rythme. Du coup passer une heure dessus, c’est un sacerdoce. Alors que je peux passer 2 heures et plus sur un Brass, un Concordia, voire plus même avec d’autres jeux.

      • Davidnews

        Complètement d’accord. Pandemic Zone Rouge me permet de jouer en 20 minutes à un jeu qui est plus exigeant normalement (et que je ne sortais pas) pour faire découvrir les sensations du jeu en version condensée à des joueurs moins aguerris et notamment mon fils de 6 ans. Un vrai plaisir !
        Un point que je n’ai pas lu, c’est la trop grande facilité du jeu à mon goût à moins d’être au niveau le plus élevé proposé (avec l’ajout de 6 cartes crises). Du coup, si vous avez des idées de variantes qui corsent encore les choses, ça m’intéresse 🙂

    • Steeve

      Pas d’accord avec toi. Aujourd’hui la plupart des gens préfèrent faire 3 parties de 30mn qu’une partie de 90mn. Ça reste un jeu familial après tout, il faut que ce soit court et tendu.

  • atom

    C’est rigolo, je suis en train d’écrire l’article de ce pandemic sur Ludovox et on a plus ou moins le même angle. J’ai du mal à comprendre les gens qui vont se jeter sur un jeu qui leur rappelle leur réalité. C’est comme si on jouait sur un jeu ou il faut sauver la terre d’un réchauffement climatique (oh wait) ou bien si des gens jouaient à éviter qu’un bateau ne coule sur le Titanic. Les jeux servent à m’échapper de mon quotidien ou bien me faire réfléchir 🙂

    Sinon, je suis pas d’accord avec toi sur L’ile interdite, pour moi c’est pas un pandemic lite c’est un autre jeu avec une mécanique proche de pandemic, ça avait l’avantage de proposer un jeu avec un thème moins anxiogène (encore que ça se discute) que la maladie, surtout quand on joue avec des enfants. Si le propos est de dire que le jeu est plus light oui la je suis plus d’accord.

  • Stueur

    Soit, s’il trouve son public, c’est tant mieux. Mais je ne suis pas convaincu (sauf pour initier les enfants). D’autant plus que les 2 jeux d’origine ne durent pas plus d’une heure. Et si j’extrapole, est-ce que si une version de 5min sortait,vous y joueriez ? En moins d’une heure, dans un jeu où chacun joue après l’autre (donc pas en même temps), il est difficile d’y mettre un tant soit peu de profondeur et de développement.

    • atom

      En fait, je n’y jouerais pas avec les mêmes personnes. Ayant fait la campagne Legacy, je n’ai plus du tout envie de jouer au jeu de base. l’implication qu’il y avait dans la campagne donnait toute sa puissance au jeu et comme pour Avdr j’ai pas envie de jouer à un jeu plus fade qui dure une heure. Par contre je prend plaisir à découvrir les version spin offs comme montée des eaux.

      (j’ai posté un message ce matin qui n’est pas apparu, c’est étrange).

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