Critiques de jeux,  Jeux de plateau

Nidavellir, notre jeu coup de cœur ❤️️ du moment

Temps de lecture: 8 minutes

Nidavellir, de quoi ça parle ?

Le pitch :

« Nidavellir, le Royaume des Nains et des Naines, s’assombrit et est menacé par le dragon Fafnir. Le Roi vous envoie, vénérable Elvaland, sillonner chaque taverne du royaume, engager nains et naines les plus habiles, recruter les héros et héroïnes au prestige le plus éclatant et constituer le bataillon le plus puissant pour sauver Nidavellir ! »

En gros, on recrute des nains et des naines pour sauver le royaume. OK, Nidavellir un jeu qui met les mécaniques en avant et fait passer l’aspect narratif en arrière-plan. 2 sur 5 sur l’ITHEM

Mais

2 sur 5, certes. Cela dit, on ne peut que féliciter le (jeune) éditeur Grrre Games et (moins jeune) auteur Serge Laget d’essayer d’offrir un peu plus de texture au jeu, aux cartes, aux personnages

En effet, en toute fin de règles, le livret propose quelques pages narratives en guide de décor. Inutile pour, dans le jeu, mais une initiative originale pour qui s’intéresserait à donner un certain sens narratif au jeu

Et comment on joue ?

Nidavellir mélange plusieurs mécaniques bien connues :

Programmation : en début de manche, on sort des cartes qu’on place visibles sur la table. On les répartit dans trois sections. On va ensuite choisir parmi ses pièces laquelle on va placer pour essayer d’obtenir telle ou telle carte dans telle ou telle section. Programmation, donc

Enchères secrètes : selon la valeur de la pièce choisie, on va essayer de se positionner en première position, ou pas. Enchères secrètes, ou pari

Collection : après révélation de chaque pièce pour chaque section de cartes, dans l’ordre des valeurs des pièces jouées, programmées en secret, on obtient une carte que l’on place près de son plateau. Chaque couleur de carte correspond à une classe spécifique : chasseur.se, guerrier ou guerrière, artisan.e

Deck-building (que le jeu nomme… Coin-Building), Engine-building : tout au long de la partie on peut peu à peu améliorer la valeur de ses pièces. Comme tout deck-building, on commence le jeu avec des pièces toutes… pourries, puis on va pouvoir les améliorer, en acquérir de meilleures. Du pur Engine-Building, donc, puisque avec ces nouvelles pièces on va pouvoir acquérir de « meilleures » cartes lors des enchères secrètes. Et quand on dit « meilleures », tout dépend bien sûr de sa collection de cartes et de ses besoins stratégiques

Au final, Nidavellir mélange plusieurs mécaniques connues. Les règles s’expliquent en quelques minutes, en insistant sur les différentes phases du jeu : prog, révélation, acquisition

Pour peu que l’on évolue dans le milieu du jeu de société moderne, on n’aura aucune peine à s’y retrouver

Et comment on gagne ?

Nidavellir se joue en deux âges distincts, deux decks distincts, avec des cartes qui ne gagnent pas forcément en puissance. Ce découpage permet surtout de rythmer la partie et de l’interrompre pour insérer un décompte intermédiaire

Lors de ce décompte, on ne fait que compter les majorités par couleur, par classe de cartes. Par majorité remportée, on obtient une faveur spécifique : une nouvelle carte par-ci, un avantage par-là. De quoi booster la partie et lui offrir un rebondissement et un rafraîchissement bienvenus

Une fois le second âge, le second deck épuisé, on passe au décompte final

Et là, c’est le drame !

Chaque couleur, classe de carte rapporte des points de manière spécifique : majorité, addition simple, multiplication, etc. etc. Il faut bien plusieurs tours, plusieurs parties pour retenir toute cette ribambelle de couleurs, de cartes, de points. De la salade de points de victoire, avec, forcément, un carnet pour décompter toute cette farandole de couleur de cartes ainsi que les pièces possédées. En fin de partie, on serre les fesses pour espérer dépasser les autres

Interaction ?

Sur l’IGUS, l’échelle de mesure de l’interaction dans les jeux, Nidavellir atteint un 3 sur 5

Pourquoi ?

Parce que dans Nidavellir on ne peut pas s’en prendre directement aux autres, mais on peut les empêcher de prendre telle ou telle carte, telle ou telle pièce pour deck-coin-builder pour les freiner dans leur développement

À 2-3 joueurs et joueuses à la table, l’IGUS affiche 3 sur 5. Dès lors qu’on est à la table, cet indice fond comme neige en février 2020, parce qu’on ne contrôle et ne surveille plus grand-chose. On passe alors à 2, voire même 1 sur 5 sur l’échelle. On en reparle plus bas ⬇️ justement

À combien y jouer ?

Le jeu est prévu de 2 à 5

À 5, on rajoute des cartes supplémentaires, et on adapte le jeu en fonction en rajoutant ou en enlevant des trucs, des machins. Mais la, les mécaniques restent semblables

Autant le dire tout de suite : à 5, le jeu est trop chaotique. On ne maîtrise rien, autant jouer « au petit bonheur la chance », les yeux fermés, sans ne rien prévoir ou programmer. À 5, c’est le foutoir et ça part de, dans tous les côtés. On s’attache à sa gemme qui va casser les égalités en espérant tenir rien qu’un tour. Mais les cartes défilent trop pour véritablement essayer, penser, espérer monter une quelconque stratégie. À 4, ça va un peu mieux. Un peu

C’est véritablement à 2 et 3 que Nidavellir prend tout son intérêt ! On contrôle plus, mieux, on surveille plus le jeu des autres, on peut plus souvent leur faire des crasses en leur raflant une carte par-ci, une majorité par-là

À partir de quel âge y jouer ?

Nidavellir est prévu dès 10 ans. Si les mécaniques de base sont plutôt évidentes, miser des pièces face cachées pour espérer rafler les cartes convoitées, le jeu est en réalité beaucoup plus profond et complexe que cela. Et le décompte et objectif finaux sont multiples et diffus. De quoi peut-être submerger un ou une jeune de 10 ans

Comptez plutôt 12, voire même 14 ans pour vraiment apprécier le jeu

Alors, Nidavellir, c’est bien ?

Il y a quatre types d’auteurs et d’autrices de jeux de société. Ceux qui occupent le devant de la scène, les plus bankables, sont qui sont souvent sous les feux de la rampe : Bauza, Cathala, Faidutti, Knizia, Lang, Feld, Daviau, Rosenberg. Il y a ensuite les nouveaux noms qui émergent de « nulle part » et qui brillent de mille feux avec des jeux flamboyants : Warsch, Pfister, Hargrave. Il y a également ceux et celles qui restent discrets, qui sortent un jeu, et puis peut-être un autre, et puis c’est tout. Enfin, il y a la quatrième catégorie. Les auteurs et autrices qui sont dans la course depuis de nombreuses années, des auteurs et autrices confirmées, discrètes, mais qui restent, qui s’accrochent, et qui, au fil de leurs sorties égrainées, proposent des titres percutants : Pauchon, Erhard, Laget. Nidavellir a été créé par l’un d’eux, le discret et pourtant expert Serge Laget

En près de 35 ans d’activité, Serge a sorti près de 30 jeux, soit un jeu par année, environ. Le germanique Reiner Knizia a commencé plus ou moins en même temps sa carrière d’auteur de jeux pour en sortir… 20 fois plus que Serge (près de 600 au jour d’aujourd’hui). Les jeux de Serge Laget se souvent démarqués par leur richesse, leur intéresse, la passion qu’ils ont réussi à susciter. Mare Nostrum, c’est lui. Les Chevaliers de la Table Ronde, c’est lui aussi. Senji, pareil. Rassurez-vous, nous n’allons pas faire la liste de ses 30 jeux, mais au fil de sa carrière, la plupart de ses jeux ont connu un certain succès parce qu’avec le temps, l’auteur d’Avignon a su acquérir et développer des compétences solides en gamedesign. Ce qui se confirme ici avec Nidavellir. Serge Laget sait se montrer discret et… efficace. Un auteur qui préfère la qualité à la quantité, et qui ne sort décidément pas de jeux à la cathalachnikov

Bon alors, Nidavellir, c’est bien ou pas ?

Oui, c’est vraiment, vraiment, vraiment bien !

Alors certes, on a un peu l’impression de faire le tour du propriétaire des mécaniques contemporaines, en mode gloubi-boulga (hello les Tavernes de la Vallée Profonde) : du deck-coin-building par-ci, de la programmation par-là, de la salade de points de victoire pour lisser l’interaction et le win-to-win. Avec Nidavellir, il ne faut pas chercher l’originalité mais l’efficacité et au final, la surprise. Même si rien n’est original ici, tout s’imbrique, tout s’emboîte, tout palpite. Au point de proposer un titre passionnant, percutant et addictif

Nidavellir est sans conteste l’un des meilleurs jeux de ce début d’année 2020. En fin d’année, nous lui gardons une petite place au chaud dans notre liste des meilleurs jeux de l’année 2020, il le mérite !

Grrre Games, pas Grrr, bien au contraire !

Après Dany, un tout premier et excellent titre iconoclaste, en mode jeu de déduction d’images et jeux d’enfoirés, puis deux autres jeux moyens, dont un tout raté, Octorage, le tout jeune éditeur grenoblois Grrre Games revient avec ce Nidavellir, plus vaste et téméraire que ses précédentes galettes

Et pour ce Nidavellir, Grrre Games a décidé d’utiliser l’écriture inclusive en utilisant le point médian. Des nain.e.s, des héros.ïnes. Enfin ! Surtout en 2020. Les règles avec des joueurs partout commencent sérieusement à nous gonfler ! On n’a pas besoin d’être un Social Justice Warrior, abrégez SJW, pour comprendre que non, non, il n’y a pas que des hommes masculins cisgenres qui jouent aux jeux de société. Il y a aussi des… femmes. Oui

Et non seulement l’éditeur emploie le point médian pour inclure tout le monde dans les règles, mais les illustrations des personnages se veulent également inclusives et égalitaires. Non, ici, pas de décolletés plongeants ou de sexualisation inutile et totalement ringarde (oui, je parle de toi, Time Stories Revolution et le Projet Hadal !!!). Même pour des nains et des naines dans un univers fantastique, les illustrations sont intègres

Donc kudos Grrre Games !!!

Après, en 2020, c’est un peu triste et consternant de devoir féliciter un éditeur pour sa démarche éthique et inclusive. Cela témoigne d’un marché qui n’a pas encore atteint sa maturité et qui reste presque exclusivement masculin

C’est avec ce genre d’initiatives (hello Feelinks et leurs règles moitié-moitié) qu’à force, avec le temps, les lignes finissent par bouger

🔴 Nidavellir, score final :

Note : 5 sur 5.

Ce qui nous a plu ❤️️

✅ L’écriture inclusive

✅ Des illustrations intègrent qui ne sexualisent pas la femme de manière outrancière et inutile (beurk Hadal 🤢)

✅ Des illustrations en noir et blanc discrètes et presque en mode croquis. Un parti-pris plutôt original

✅ Des choix cruciaux, douloureux et savoureux à prendre : quelle pièce placer pour quelle section pour espérer rafler quelle carte

✅ Un gloubi-boulga de mécaniques actuelles qui s’imbriquent avec perfection

✅ Un must-have de 2020 !

✅ Des parties à 2-3 qui offrent plus de contrôle, plus de choix tactique

✅ La mécanique de deck-coin-building, qui s’apparente à de l’Engine-Building. Explosif !

✅ La mécanique d’acquisition des cartes « héros et héroïnes », en complétant des lignes complètes de couleurs

✅ Les gemmes de départage des égalités qui s’échangent en cas d’utilisation. Une mini-micro-mécanique tweakée subtile et raffinée

✅ Un jeu passionnant, fluide, addictif

Ce qui nous a moins plu ⛔️

❌ Un jeu en mode salade de points de victoire avec des cartes qui scorent de mille manières. De quoi pécho des points de tous les côtés sans ne rien suivre, sans ne rien savoir avant la fin. Un jeu en mode : tadaaaa !

❌ Des parties à 5 extrêmement chaotiques et foutraques. À éviter comme la peste le coronavirus !

❌ Un jeu fabriqué, assemblé en Chine. Dommage. Pour un éditeur qui s’implique avec des principes éthiques et inclusifs, c’est dommage qu’ils n’aient pas été jusque au bout de leur démarche. Pourquoi produire en Chine, alors que 99% du matos du jeu n’est que cartes et carton ? Certes, il y a quatre réglettes, des portes-cartes en plastique. Mais Chine, vraiment ? Un EcoScore à C, qui aurait facilement bien pu être étiqueté A si le jeu avait été produit en Europe

❌ Et maintenant, devoir attendre 1d4 années avant le prochain jeu de Serge Laget 😔

Et encore une chose

Vous pouvez consulter les règles de Nidavellir ici

Vous pouvez trouver Nidavellir chez Philibert ici

Pour une lecture plus agréable, plus confortable, notre blog ne vous propose aucune publicité, aucun contenu sponsorisé ! Nous espérons que vous appréciez. Dans un souci de transparence, pour votre information, Gus&Co entretient des relations d’affiliation avec Philibert. Ainsi, si vous achetez un jeu en cliquant sur nos liens, nous pouvons obtenir une (minuscule) part des revenus, ce qui nous permet d’acheter d’autres jeux et de continuer à pouvoir vous proposer de nouveaux articles

Et également chez Magic Bazar ici

  • Auteur : Serge Laget (bien trop discret !)
  • Illustrateur : Jean-Marie Minguez
  • Éditeur : Grrre Games
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 5 (mais comptez plutôt 2 à 3)
  • Âge conseillé : Dès 10 ans (mais comptez plutôt 12-14)
  • Durée : 45′ (max’ !)
  • Thème : Vikings
  • Mécaniques principales : Programmation, enchères secrètes, collection, Engine-Builing, deck / coin-building

Et si vous kiffez les vikings, ne ratez pas Vikings, la série, excellente, très fidèle à l’histoire, avec sa sixième et finale saison qui a commencé il y a quelques semaines

Et si vous cherchez une vision des vikings un peu plus… loufoque et un poil moins sanglante, il y a aussi Norsemen et ses deux saisons sur Netflix, très, très drôle et très, très débile ! Une série de vikings réalisée par de « vrais » vikings (= les Norvégiens)

17 Comments

  • Garibaldi31

    « Un auteur qui préfère la qualité à la quantité, et qui ne sort décidément pas de jeux à la cathalachnikov »…😂😂😂
    Merci Gus pour cette expression savoureuse, elle va faire ma journée!😁
    Sinon, pas eut le temps de tester le dernier Laget à Cannes, mais il est dans ma liste prioritaire pour un prochain salon.😉

      • Pierrick

        Bonjour,
        A l’inverse, je trouve bien dommage cette expression. Comme l’opposition classique entre qualité et quantité.
        J’apprécie beaucoup vos articles en règle générale. Mais comparer le nombre de jeux sortis ne fonctionnent pas !
        Je suis auteur amateur, et je fais partie d’un groupe d’auteur. Certains travaillent en dehors des jeux, ont des enfants, d’autres loisirs, etc.
        Comment comparer la production d’un amateur y passant 4h / semaine a quelqu’un, comme j’imagine Cathala, qui y passe probablement 70h par semaine ?
        Evidemment qu’il produit plus !
        Mais en plus du fait qu’il va probablement plus vite aux bonnes idees, il passe peut etre plus de temps sur ses jeux que les autres, y compris Laget.

  • 20100.kd

    On a eu la chance de l’essayer à Cannes avec Serge comme maître de cérémonie. pédagogue et enthousiasmant, et même à 5, on a tellement aimé que 4 joueurs en ont acheté un exemplaire.
    Le manque de maîtrise était là certes, mais sur une partie, difficile à dire si cela était dû au nombre de joueur ou à notre statut de novice.

    En tout cas, le contraste était fort avec notre précédente partie de Cthulhu Death May Die, ou on a fortement eu l’impression de subir le jeu tellement le nombre de choix à chaque tour était restreint (dans le sens limite).

    Nidavellir à 5, c’est certes chaotique, mais au moins on se sent acteur de ce chaos 😉

  • Vincent Chaillou

    Un retour intéressant qui donne plutôt envie de laisser sa chance au jeu. C est vrai que les mœurs évoluent de plus en plus dans les jeux et qu on retrouve un peu plus d équilibre dans le traitement des illustrations homme femme. C est plutôt positif. Par contre je ne comprends pas vraiment cet emballement pour l « écriture » inclusive qui est une aberration absolue et nuit grandement à la lisibilité… Surtout que tous les joueurs ne lisent pas la règle. Seulement ceux qui expliquent. Par contre tout le monde voit les cartes. Lors de vos tests avez vous senti une limite ou une faiblesse dans l équilibrage ?

    • Gus

      Non, aucune faiblesse dans l’équilibrage. Certaines combos de cartes sont clairement plus lucratives une fois réalisées, il faut donc veiller ne pas les laisser aux autres

      • Vincent Chaillou

        D’accord une bonne durée de vie en perspective. Le côté expert où tout le monde doit veiller à ce que certaines combinaisons ne soient pas réalisées trop facilement est un classique pour un peu d’interaction qui ne me choque pas.
        Merci pour ce test !

          • Gus

            Merci pour votre question et soutien Vincent, on apprécie ❤️❤️❤️

            Nos amis de Magic Bazar et Helvetia Games Shop nous offrent un bon d’achat pour leur boutique de 60 euros par mois

            Pour Philibert, nous touchons une mini comm des ventes effectuées chez eux qui sont venues depuis notre blog

            Cette comm, comme les bons, nous permettent de financer l’achat de jeux à tester. Certains éditeurs nous envoient des copies-presse, mais très peu le font, ils « redoutent nos critiques honnêtes. C’est exactement le cas de ce Nidavellir. Nous en avons demandé une copie à l’éditeur grenoblois qui a refusé. Nous avons alors pris la décision de l’acheter avec nos bons. Nous ne sommes pas revanchards, nous comprenons la position des éditeurs qui préfèrent « arroser » des blogueurs et blogueuses plus… conciliantes ou moins acerbes que nous les Suisses 😂

            En tout cas merci pour votre question et désir de soutien Vincent, ça fait chaud au cœur (surtout en ces temps troubles de COVID…)

  • Vincent Chaillou

    D accord tous les râteliers se valent alors. C est normal vous faites un gros boulot achat ou communication. Test et avis sur suffisamment de configurations. On sent parfois un parti pris assumé on peut être d accord ou non. La prise de risque est un choix plus intéressant que le sempiternel politiquement correct qui gangrène nos sociétés jusque dans la conception des jeux !

    Bref c est la moindre des choses pour renvoyer l ascenseur comme on peut à ceux qui vont au charbon. J ai vu sur amazon que C était moins cher mais comme je souhaite aller au paradis je vais cliquer sur vos liens puis le jour où j irai faire un tour en Suisse on me fera un prix sur du bon chocolat des montres en or et un coffre vip pour un compte en banque discret . Je n ai pas énoncé tous les clichés qui vous collent à la peau voisins suisses mais j ai toujours rêvé d un jeu de plateau d enfoirés remplis de clichés sur toutes les nationalités alors si un auteur nous lit !

    • Gus

      « on me fera un prix sur du bon chocolat des montres en or et un coffre vip pour un compte en banque discret » c’est le minimum qu’on puisse faire 😂

  • Ikaris

    J’ai acquis pas mal de jeu dont vous avez fait des critiques (avant ou après les avoir lues) et globalement (Res Arcana, Star Fighter, Kingdomino, Queenfomino, Topiary, Orbis) et je suis toujours assez d’accord avec vous. Là j’ai acquis Nidavellir avant que votre critique ne paraisse et, après une dizaine de parties à 2 ou 3, j’ai du mal à partager tout votre enthousiasme. Le décompte final est une salade de point sans nom à cause de tous les effets possible MAIS l’éditeur a sortie une application superbe pour rendre la chose moins laborieuse (sans elle ça serait juste insupportable de prendre en compte tous les calculs) . LE jeu est très fluide, assez facile à expliquer, on s’amuse, c’est pas conflictuel, un côté bluff bien fichu, on mise tous en même temps donc pas d’attente, on enchaîne des parties … MAIS j’ai du mal à m’avouer vraiment fan car je n’arrive pas à imprimer tous les effets des cartes héros et du coup je joue plutôt au pif jusqu’à la surprise finale. C’est plutôt le jeu gentil et tranquilou qu’on sort pour ne pas trop se fatiguer.
    Le côté « engine building » que vous annoncez me parait très exagéré (quand je compare à du Res Arcan) . Peut être que je ne fait pas assez d’efforts pour vraiment rentrer dedans mais il est pour moi dans la catégorie « sympa » mais pas dans les jeux « cultes » (Res Arcana, Kingdomino, Hero Realms)

    • Gus

      Merci pour votre long et riche retour d’expérience Ikaris ‼️

      Et fidélité, surtout ❤️❤️❤️

      Je vous rejoins sur tout ! La salade 🥗 de points de victoire et le décompte final sont en effet autant pénible qu’indigeste, comme énoncé dans notre chronique. Avec ou sans appli

      Mais

      Mais je vais vous faire une confidence Ikaris. Promettez-moi de ne le dire à personne. Ça sera notre secret à nous deux. Vous êtes prêt ?

      Les points, dans Nidavellir, je m’en contrefous, mais d’une force. Lors de toutes nos parties de notre rédaction, nous étions toutes et tous d’accord pour dire que ce qui plait dans le jeu, que ce qui NOUS a plu dans le jeu, ce n’est pas de gagner mais juste de… jouer

      Je me demande même si l’auteur n’a pas tout fait pour proposer des combos et méca d’Engine-Building complètement cheatés et loufoques. Les nains héros similaires accumulés qui vous filent plusieurs centaines de points. Le vert pareil (225, LOL)

      On dirait qu’on a plus affaire à du gros n’importe quoi cocasse qu’un jeu au décompte de points… sérieux

      Et

      Alors ?

      Perso, dans toutes mes parties de Nidavellir, ce qui m’a fait kiffer, ce n’est ni de gagner, ni d’atteindre des sommes de points astronomiques

      Mais quoi alors ?

      Le fait de réaliser des combos, de choisir les « bonnes » cartes au bon moment, de coin-builder dans mon coin, etc. Trop souvent nous jouons avec un objectif en tête. Avec Nidavellir, et c’est rarement le cas avec d’autres jeux, ce n’est pas la destination qui compte mais le voyage 🧳

      En fait, on pourrait même se passer de décompte final, ou alors juste pour son aspect anecdotique et loufoque. 80 points par-ci, 125 par-là… LOL 😂

      Comme de toute façon on ne parvient pas compter quoi que ce soit pendant la partie, autant avancer les yeux fermés, et de profiter du voyage. Enjoy the ride, comme on dit dans la langue du Donald

      Si cette tendance de salade 🥗 de points « à l’aveugle » m’exaspère souvent dans de (trop) nombreux jeux récents sortis en 2019-2020 (helloooooo Wingspan), dans Nidavellir le jeu présente suffisamment de fluidité et de richesse pour le rendre appréciable et… addictif. L’envie d’y revenir pour essayer d’autres trucs, d’autres machins

      Mais franchement, 225 points avec le vert ??? T’es sérieux là ??? Naaaan

      Merci encore une fois pour votre riche et très personnel retour Ikaris

      Au plaisir de vous relire tout prochainement ! N’hésitez jamais, jamais à revenir pour nous dire que vous n’êtes pas d’accord avec nous. Il n’y a rien de pire que de croire et d’affirmer que nous avons toujours raison ‼️

      Bonne semaine Ikaris, sans virus 🦠

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