Ce qui nous motive à coopérer

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Coopérer avec l’autre, dans un jeu de société, dans la vie, permettrait de repousser nos propres limites, et d’obtenir de meilleurs résultats, ceci dès la plus tendre enfance. Mais qu’est-ce qui nous motive, nous pousse à coopérer ?

En quelques mots, la coopération pourrait se définir comme un état d’esprit et un mode de comportement où les individus œuvrent ensemble dans un but commun. Ce type de comportement semble essentiel à adopter dans certaines circonstances afin de permettre aux membres d’un groupe de surmonter diverses situations problématiques

Toutefois, la coopération recèle une certaine difficulté. Car coopérer repose sur un accord tacite, un engagement pris avec l’autre de ne pas œuvrer seulement pour soi, mais plutôt dans l’intérêt du collectif, avec l’idée que l’autre fera de même. En un sens, coopérer, c’est faire confiance à l’autre en espérant qu’il s’investira autant que l’investissement que l’on place personnellement. Bien que plus complexe qu’en apparence, coopérer peut apparaître comme primordial.

De nombreux jeux de société sur le marché proposent aux joueuses et joueurs de coopérer, de jouer ensemble contre le jeu, en mode pur coopératif ou semi-coopératif contre un ou une autre joueuse. Qu’est-ce qui nous motive à coopérer ? Comment fonctionne la coopération, et sur quoi repose-t-elle ?

Coopérer, c’est faire confiance à l’autre en espérant qu’il s’investira autant que l’investissement que l’on place personnellement

Pour disséquer et mieux comprendre la coopération, ce qui nous motive à faire des jeux de société coopératifs, les théories psychologiques avancent six fondamentaux, six principes moraux sur lesquels la coopération repose. Les voici :

La famille

Plus le degré familial est élevé et plus nous sommes susceptibles d’aider les autres. Dans l’ordre, il est certainement plus stratégique et éthique d’aider tout d’abord nos frères et sœurs, plus que nos cousins et cousines, et plus encore que les étrangers. La famille avant tout !

Son groupe, sa communauté

La coopération confère des avantages de survie lorsque on peut se coordonner pour réaliser une tâche impossible à réaliser seule. L’union fait la force ! C’est d’ailleurs bien pour ça que nous apprécions et valorisons la loyauté, et que nous avons tendance à mépriser les traîtres et les tricheuses. Les valeurs morales placées sur la loyauté alimentent les rouages de la coordination des tâches au sein de sa communauté. Des tâches qui profitent à soi, comme aux autres

La réciprocité

Un autre élément qui motive la coopération est la réciprocité. Le fait de pouvoir offrir une ressource avec la confiance qu’elle soit ensuite rendue en échange

Le maintien de cette attente implique des principes moraux qui éliminent les « free-loaders » ou les « parasites » qui se tapent l’incruste dans la communauté. Le sens moral, comme l’équité, la réciprocité, permet des échanges sociaux qui améliorent généralement le groupe, la communauté dans son entier

L’héroïsme

Lorsque dans un jeu de société ou un groupe social vous êtes confrontés à une situation de rareté, des conflits pour ces ressources rares peuvent alors se produire. Comme tout le monde ne peut pas obtenir ce qu’il désire ou nécessite, il est dans l’intérêt de toutes et tous de régler le conflit sans recourir à la violence

Une manière pleine de sagesse de résoudre les conflits avant qu’ils ne surviennent est tout d’abord de déterminer qui est susceptible de gagner le conflit s’il devait se déclencher, et de s’en remettre ensuite à cette personne. Cette personne représentera le groupe, qui décidera alors de coopérer pour le bien commun

Respect

Le respect, des autres, des lois, de certaines qualités humaines favorisent la coopération. « Je te respecte, je suis donc d’accord de travailler avec toi. » Avec, pas pour. C’est toute la nuance subtile et saine qui alimente la coopération

Diviser les biens avec équité

La répartition des ressources plus ou moins limitées, tout en évitant les conflits désastreux, peut également être renforcée par un accord partagé sur la façon dont ces ressources devraient être réparties

En effet, deux principe régissent la répartition des ressources limitées. Le premier principe repose sur le sens de l’équité, sur la justice. Autrement dit, on aspire à ce que les biens soient divisés également ou équitablement. Et tout ceci en fonction de l’effort déployé pour accéder à la ressource

Le second principe repose sur le sens de la propriété. C’est à moi, cela l’a toujours été, c’est normal que cela continue à l’être. Ou autrement dit, la possession antérieure de la ressource donne droit à la personne à un accès continu à cette ressource

Mais à partir de quel âge sommes-nous capables de coopérer et de repousser le plaisir immédiat individuel au profit de la collectivité ?


Le chamallow, c’est bon pour la santé. Du groupe

Dans les années 1970, le psychologue Walter Mischel a exploré l’importance de la possibilité de retarder la satisfaction de l’enfant dans son futur succès dans la vie, via la célèbre expérience du Chamallow

Pour rappel, l’étude comportementale de Mischel a impliqué 600 enfants californiens âgés de quatre à six ans. On remit à chaque enfant un chamallow en leur donnant la possibilité immédiate de le manger

Mais

Si les enfants pouvaient attendre 15 minutes sans le toucher, ils recevraient un second marshmallow en récompense. Ensuite, Mischel quittait la pièce et une caméra vidéo cachée filmait ce qui se passait alors

Certains enfants ont évidemment tout de suite mangé le marshmallow qui trônait devant eux. D’autres essayaient de trouver une distraction : se couvrir les yeux, donner des coups de pied dans le bureau ou pousser le chamallow avec leurs doigts. Certains l’ont senti, léché ou l’ont grignoté de manière à peine visible, en mode « ninja » ni vu ni connu

Les résultats ? Sur les 600 enfants, selon vous combien ont été capables d’attendre ?

A. 25%

B. 55%

C. 75%

Si vous avez choisi A vous avez vu juste ! Environ un quart des enfants ont tenu le coup assez longtemps pour obtenir un second chamallow. Les autres n’ont pas réussi à résister

Mais ce n’est pas tout. Plusieurs années après cette étude, Mischel a continué de suivre ces « cobayes » pour voir ce qu’ils devenaient. Et là, le psychologue a remarqué une forte corrélation entre le « succès » de certains de ces enfants plus tard dans la vie, de meilleures notes, une meilleure confiance en soi par exemple, et leur capacité à retarder la récompense

Ok, il faut se méfier des conclusions hâtives psychologico-poterie, du genre « je suis capable de retarder mon plaisir immédiat, je vais donc réussir dans la vie. Sinon, c’est la galère ! » D’autres (très) nombreux facteurs sont à prendre en compte, tel que le contexte familial, géographique, etc.

Mais quel rapport entre un chamallow et la coopération ???

Une équipe de chercheurs allemands vient de publier en janvier 2020 les résultats d’une toute nouvelle expérience. Une expérience adaptée de celle du Chamallow de 1972. Mais cette fois avec des biscuits (Oreo). Les résultats des enfants capables d’attendre ont alors pratiquement doublé !

Et non, ce n’était pas le changement de récompense qui a fait doubler le résultat, mais le twist

En effet, ces scientifiques de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive ont conçu une version légèrement différente du test du Chamallow. Ceci dans le but d’explorer un autre aspect non-étudié par Mischel : les avantages de la coopération de la maîtrise de soi

Oreo Héros

Les chercheurs ont constaté que les enfants sont plus susceptibles de retarder la récompense lorsqu’ils dépendent les uns des autres

Dans cette étude parue il y a quelques jours, 200 sujets étaient tous des enfants de cinq et six ans de deux cultures distinctes : l’Allemagne et la tribu Kikuyu du Kenya. Les expériences ont été menées dans un laboratoire en Allemagne et dans des écoles locales au Kenya. Avant les expériences, comme exercice d’échauffement, de préparation, les enfants ont joué à un jeu coopératif de ballon. Puis, les enfants ont été répartis selon trois types de configuration d’expérimentation :

  • configuration solo : deux enfants séparés dans deux pièces différentes reçoivent chacun un biscuit. S’ils attendent de le manger, ils en obtiennent un deuxième. L’expérience « de base » classique
  • configuration d’interdépendance : deux enfants séparés dans deux pièces différentes reçoivent un biscuit, et si les deux attendent pour le manger, ils en obtiennent chacun un deuxième. S’ils ne le font pas, aucun des deux n’en reçoit
  • configuration de dépendance : deux enfants séparés dans deux pièces différentes reçoivent chacun un biscuit et doivent attendre de le manger pour que leur partenaire puisse également en recevoir un second

Dans la configuration « solo » classique, le résultat pour les deux enfants n’a en aucune façon été affecté par ce que leur partenaire a fait. Avec des conclusions exactement pareilles aux expériences de Mischel

Pour la configuration « d’interdépendance», les deux enfants ont reçu des biscuits et on leur a dit que s’ils parvenaient à attendre avant de le manger, ils en obtiendraient tous les deux un deuxième. Mais si un enfant ne pouvait pas retarder sa récompense, son plaisir immédiat, aucun des deux enfants ne recevrait un deuxième biscuit

Enfin, pour la configuration de « dépendance», les deux enfants ont reçu un biscuit. On a dit à chaque enfant que s’il pouvait s’abstenir de le manger, lui et son partenaire en obtiendraient un deuxième. Cependant, chaque enfant pensait que sa décision ne serait pas affectée par la décision de son partenaire. En d’autres termes, ils pensaient que leur partenaire dépendait d’eux, mais ils ne dépendaient pas de leur partenaire.

Les chercheurs ont constaté dans les deux groupes, kényan et allemands, qu’il y avait beaucoup plus d’enfants qui choisissaient de retarder la récompense dans la configuration d’interdépendance que dans la configuration solo. Preuve que les enfants commencent à développer un sentiment d’obligation sociale envers les autres à un très jeune âge. En d’autres termes, les enfants sont plus disposés à retarder la gratification pour la coopération que pour les objectifs individuels. En revanche, il n’y avait pas de différence claire entre la configuration solo et de dépendance. L’interdépendance est la clé !

les enfants sont plus disposés à retarder la gratification pour la coopération que pour les objectifs individuels

Les enfants ont peut-être été motivés à retarder la récompense, le plaisir parce qu’ils pensaient qu’ils ne devraient pas laisser tomber leur partenaire, et que s’ils l’avaient fait, leur partenaire aurait eu le droit de les en tenir responsables. En d’autres termes, une certaine forme de pression sociale a engendré une certaine forme de contrôle de soi augmenté. C’est la coopération qui a permis aux enfants d’attendre. Les chiffres ont alors presque doublés, pour passer de 25% à 46%. Ce qui blinde une fois pour toutes l’adage : seul on va plus vite (mais on mange moins de biscuits), à plusieurs on va plus loin (et du coup oui, on mange le double de biscuits)

Les meilleurs jeux de société coopératifs actuels

Vous cherchez des (bons) jeux de société coopératifs ?

Maintenant que nous avons essayé de mieux comprendre les origines, les explications de la coopération, dans les jeux et dans la vraie vie, revenons à nos meeples. Quels sont les meilleurs jeux de société coopératifs actuels, ceux qui nous permettent justement de coopérer, d’oeuvre pour le bien commun ensemble et de tenter de gagner ensemble ?

Les bons et les meilleurs jeux de société coopératifs offrent aux joueuses et joueurs de nombreuses opportunités de se regrouper contre une menace ou de combiner leur intelligence pour créer les meilleures stratégies possibles. Les jeux coopératifs ne sont pas limités à un seul genre, à un univers, à un thème. Cela dit, certains des meilleurs jeux de société d’horreur sont souvent coopératifs, car vous et vos amis faites équipe pour vaincre les cauchemars qui sont bien trop effrayants pour être affrontés seuls

Les jeux de rôle, bien sûr, sont tous coopératifs, comme Donjons et Dragons. Et en parlant de DnD, Asmodée, qui d’autre… vient tout juste d’annoncer il y a deux jours avoir récupéré la distribution, après que BBE l’ait perdue fin décembre 2019. Les jeux de rôle offrent la possibilité de travailler, de jouer ensemble contre des situations périlleuses. On ne joue pas contre le MJ mais contre le scénario et les difficultés rencontrées. Autrement dit, le jeu de rôle est de la résolution de problème imaginative et narrative en équipe

Si vous cherchez des jeux de plateau coopératifs, voici notre petite sélection des meilleurs jeux de société coopératifs actuels

Pandemic Legacy : Saison 1

Présentation du gameplay du jeu de société Pandemic Legacy: Season One

En pleine épidémie de coronavirus, et avec les nombreux soucis engendrés, dont ceux qui pourraient toucher de plein fouet l’industrie du jeu de société, ce jeu n’a jamais été autant actuel. Dans Pandemic Legacy, le but est de vaincre des maladies qui se propagent sur la planète, avec un jeu qui évolue au fil des situations, actions et décisions. Intense, addictif. Une deuxième saison post-apo 71 ans après la catastrophe est déjà sortie, et une troisième est prévue pour 2020, si tout va bien

Vous pouvez trouver Pandemic Legacy: Season 1 chez Philibert ici

Time Stories Revolution

Dans Time Stories, comme dans la vieille série Quantum Leap, vous allez devoir sauter dans le temps pour vous incarner dans des gens et résoudre une situations

Après neuf scénarios et un premier cycle qui s’est achevé fin 2018, Time Stories vient tout juste de ressortir pour une nouvelle expérience, Revolution, plus fluide, encore plus interactive et intense. La toute première aventure, Le Projet Hadal, parle de… virus mortel mondial. Le jeu de société décidément en pleine actu

Vous pouvez trouver Le Projet Hadal de Time Stories Revolution chez Philibert ici

Dead of Winter: À la Croisée des Cheminse

Dead of Winter, c’est The Walking Dead en jeu de plateau. Avec la tension constante entre objectifs personnels et bien commun vue plus haut dans notre analyse. On peut gagner seul ou à plusieurs. Avec peut-être un traître infiltré. Il faut faire front commun contre la rudesse de l’hiver (ce truc tellement has-been depuis la crise climatique…) et contre les attaques incessantes des hordes de bouffeurs de cervelle crue. Un must !

Vous pouvez trouver Dead of Winter chez Philibert ici

Gloomhaven

Faut-il encore en parler ? Un énooooorme jeu de plateau coopératif méd-fan avec des scénarios et des personnages qui évoluent. Une sorte de jeu de rôle, mais pas vraiment non plus. Le gros carton de 2017 enfin traduit en VF fin 2019. Une expérience mémorable !

Vous pouvez trouver la VF de Gloomhaven chez Philibert ici

The Mind

Boîte et cartes de jeu coopératif The Mind

Tous les jeux de cartes coopératifs ne doivent pas être aussi gros que Gloomhaven. C’est le cas ici avec The Mind, qui a raflé tous les prix ludiques en 2018. Le but ? Réussir à poser ensemble ses cartes dans l’ordre. Sauf que. On n’a pas le droit de se parler, de se coordonner pour y arriver. Chaud. Intense. Unique

Vous pouvez trouver The Mind chez Philibert ici

Marvel Champions, le jeu de cartes

Vous aimez les films, les comics, l’univers Marvel ? Incarner un super-héros ou une super-héroïne en mode coopératif vous botte ? Marvel Champions le jeu de cartes est le jeu qu’il vous faut ! Gros carton quand il est sorti fin 2019 (et bonne chance pour le trouver, il est constamment épuisé… Mais annoncé pour une réédition mi-février 2020)

Vous pouvez trouver Marvel Champions Le jeu de cartes chez Philibert ici

Horreur à Arkham – Dernière Heure

Des monstres de l’univers de Lovecraft vont tout bientôt déferler dans Arkham. Le but ? Travailler ensemble pour les empêcher. Vous avez 60 minutes pour y arriver. Tendu du slip !

Horreur à Arkham – Dernière Heure vient se rajouter à une gamme Arkham déjà bien fournie (le jeu de cartes, les moult jeux de plateau). Ce qui change ici, c’est que la partie est plutôt courte, tendue, ramassée, on n’a pas le temps de flâner et de le prendre, son temps

Vous pouvez trouver Horreur à Arkham – Dernière Heure chez Philibert ici

Last Bastion

Last Bastion est sorti fin 2019. Des hordes d’envahisseurs se jettent sur une citadelle, il va falloir oeuvre ensemble pour les repousser. C’est Ghost Stories du même auteur, du même éditeur (qui vient tout juste d’être racheté par Asmodée…), mais revisité. Un must dans la série des jeux coopératifs tendus

Vous pouvez trouver Last Bastion chez Philibert ici

[Kosmopoli:t]

Enfin, pour finir cette liste des meilleurs jeux de société coopératifs actuels, nous ne pouvions pas ne pas vous parler de [Kosmopoli:t]. Un titre énigmatique pour un jeu, pour LE jeu de l’année. Il aurait dû être nommé pour l’As d’Or 2020, il aurait dû remporter l’As d’Or 2020. [Kosmopoli:t] est clairement la révélation ludique de l’année (j’ai envie de dire du siècle, mais nous n’en sommes qu’au cinquième, ça serait un peu exagéré…)

Dans [Kosmopoli:t], vous devez servir des clients dans un resto. Et comme la partie ne dure que 6 minutes, oui, 6, il va falloir faire vite. Tout le monde joue ensemble : serveuse, maître d’hôtel et cuistots, le tout assisté par une appli vraiment bien faite

Facile !

Sauf que

Les clients ne s’expriment pas en français ou dans une autre langue courante, mais dans des langues traditionnelles, anciennes et locales, inconnues pour la plupart des gens (à moins d’être linguiste). Le tout en utilisant des repas traditionnels des cinq continents (plus la France en pays spécifique). Il aura fallu une année de travail d’une linguiste pour réaliser la banque de données sonores des phrases énoncées entendues dans le jeu. Un truc de dingue !

Le jeu le plus délire, intense et disruptif de l’année !

Attention, pour y jouer, vous aurez besoin d’un portable ou d’une tablette pour l’appli (gratuite), ainsi que d’une seule paire d’écouteurs pour entendre et prendre les commandes (et ça tombe bien, on vous donne une petite astuce pour les maintenir en bon état grâce aux sachets de silice récupérés dans les boîtes de jeu)

Vous pouvez trouver [Kosmopoli:t] chez Philibert ici

2 responses to Ce qui nous motive à coopérer

  1. Pièr Chauch says:

    À combien conseilles-tu de se lancer dans pandémie legacy ? J’adore jouer en coop avec ma compagne mais j’ai peur de regretter de ne pas l’avoir fait découvrir à un couple d’amis … joyeux dilemme 😂

    • Gus says:

      À 2, c’est top. 4 c’est aussi possible

      Mais les jeux narratifs et Legacy du « genre », je les préfère et conseille à 2

      Avec l’avantage qu’il est plus facile de trouver des dates pour continuer la « partie » / campagne

A vous de jouer ! Participez à la discussion

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