Horreur à Arkham, troisième édition. Jamais deux sans…

Temps de lecture: 7 minutes

Cette critique vous est proposée par JulienF, membre de la Team Gus&Co.

Il est 19h30 sonnantes.

Je me rends discrètement chez un dilettante du jeu de société qui se loge dans un petit appart’ criard non loin du Temple de Saint-Jean à Genève. Dans les brumes vaseuses du quartier j’entends les oraisons sinistres de quelques croyants et les tambourins inquiétants de je ne sais quel culte lié à une divinité Christiques. A croire qu’on égorge encore des poulets dans la cité de Calvin.

Ces mélopées infernales tambourinent dans mes oreilles, alors que je frappe à la porte du type qui doit me recevoir. Quand il m’ouvre, on voit vite à son teint qu’il ne dort plus, la propreté du logement laisse à désirer, du plomb fondu dans la vaisselle et la saleté des vitres laisse à peine passer la lumière du jour, à croire que la réalité du monde extérieur n’a pas sa place autour de notre table de jeu.

Autour de celle-ci, un individu d’origine méditerranéenne; à ses côtés, un grand balaise, fan de métal, l’archétype du type dur à l’extérieur, mais mignon à l’intérieur ; puis au fond, un irlandais, une Guinness à la main et un regard à faire pâlir un mafieux. Je balance le jeu au centre de la table « Horreur à Arkham V3 » en leur lançant : « Ça y est les gars… On est de retour en enfer ».

Horreur à Arkham, de quoi ça parle ?

« Horreur à Arkham V3 » est la troisième version du célèbre jeu d’horreur et d’enquête tiré des écrits d’H.P Lovecraft.

 La V1
 La V2

 La V3

La première version est sortie en 1987, la seconde en 2005 et la dernière en 2018. On voit d’ailleurs sur les illustrations des boîtes une jolie évolution du statut et de la représentation de la femme dans les jeux de plateau, entre le « Mon Dieu, j’ai peur, je fuis avec mon sac à main », puis le « Je tire aux côtés d’un homme » et le « Mais laissez-moi cette Machine Gun, j’y arrive très bien toute seule… ».

Donc de quoi ça parle ?

Comme d’habitude dans un jeu Lovecraftien, des sectes maléfiques tentent de réveiller « les Grands Anciens », divinités maléfiques qui n’ont pour rares hobbies que de vouloir bâfrer de l’humain.

Après trois versions d’Horreur à Arkham, des jeux « Les Contrées de l’Horreur », « Le Signes des Anciens », « Les Demeures de l’Épouvante » et leur multitudes d’extensions, ces saloperies démoniaques n’ont toujours pas compris que, vous, investigateurs et investigatrices, vous ferez tout pour leur barrer la route et refermer les portails qui mènent à leurs antres putrides.

Parce que oui, c’est de ça que ça parle, de vos tentatives, parfois vaines, à renvoyer les Grands Anciens à leurs sommeils éternels.

Mais autant vous dire que ce travail n’est pas de tout repos, vous y mettrez en jeu votre vie, mais aussi votre santé mentale…

Et comment on joue ?

Il faut tout d’abord préparer le jeu, choisir un scénario et monter le plateau en fonction de celui-ci.

Le plateau est divisé en quartiers, eux même divisés en districts et reliés par des rues, ponts ou résidences.

On prépare ensuite les cartes Rencontres (dans chaque lieu se jouera une rencontre où l’on peut gagner des objets, ou en perdre). On rajoute ensuite des cartes « rencontres » en lien avec le scénario choisi. On prépare enfin le Codex, toujours en fonction du scénario.

Le Codex est un deck d’où sortiront des événements en lien avec votre enquête. On déclenchera au cours du jeu la recherche de certaines cartes dans le Codex à la manière d’un « Unlock ! » C’est tout l’aspect scénarisé et narratif du jeu.

Puis, comme dans beaucoup de jeu Lovecraft, chacun choisit son personnage en fonction de ses compétences. On prépare aussi les cartes « équipement », sort, alliés, objets uniques… bref, si vous avez déjà joué à l’un de ces jeux, vous voyez exactement de quoi je parle.

On place ensuite sur le plateau de jeu les monstres de départ, sorti du deck de monstres préalablement triés selon le scénario choisi. Et le jeu peut enfin commencer.

Mine de rien, cette préparation est assez longue…

Et alors, on joue comment?

Le jeu se joue en quatre phases : La phase d’action, la phase de monstres, la phase de rencontres puis la phase de Mythe.

Dans la phase d’action, les joueurs et joueuses jouent deux actions dans l’ordre de leur choix.

Ils et elles peuvent se déplacer, se ravitailler (=gagner du fric), se canaliser (=gagner des bonus de compétences), réguler (=nettoyer le quartier des « fléaux » qui s’y trouvent), attaquer, fuir (=s’ils et elles sont engagé.e.s avec un monstre), enquêter (=déplacer des pions indices de leur personnage sur la fiche de scénario, ce qui déclenchera des cartes Codex), échanger des objets avec d’autres personnages.

Beaucoup d’actions, mais des actions plutôt classiques dans ce type de jeu.

Dans la phase de monstres, les créatures se déplacent, engagent et attaquent.

Dans la phase de rencontre, les joueurs et joueuses vivent une « rencontre » dans le lieu où ils et elles se trouvent, permettant de gagner indices et autres artefacts.

Dans la phase de Mythe, des événements tirés au hasard viennent mettre des bâtons dans les roues déjà bien crantées des investigateurs et investigatrices : apparitions de monstres, d’indices, de fléaux etc.

Puis on recommence. Au bout de deux tours, on a compris comment ça marche et c’est simple.

Et c’est tout ?

Oui. Mais pas que, car les cartes Codex peuvent changer certaines actions ou manières de jouer, des jetons peuvent apparaître au hasard sur la carte et obliger les investigateurs et investigatrices à tous les retourner pour trouver l’endroit d’un culte secret par exemple.

Mais c’est finalement assez laborieux… Car oui, et c’est bien le problème du jeu, l’aspect laborieux du jeu… pour pas grand-chose au final. Mais on en parlera plus bas.

Et comment on gagne ?

En remportant le scénario, quand on pioche enfin la bonne carte et qu’on nous dit : Vous avez gagné.

Simple, efficace.

Et comment on perd ?

En perdant le scénario, quand on pioche la mauvaise carte et qu’on nous dit : Vous avez perdu.

Simple, efficace.

Tellement efficace qu’on ne sait pas toujours si les actions que l’on effectue nous amènent vers la victoire, ou pas… on présuppose, c’est tout.

Les investigateurs et investigatrices font de leur mieux, font ce qui leur semblent juste. On essaye de gagner des indices et éviter des fléaux. Rien de plus. Dommage.

Mais pas seulement. On peut aussi mourir ou devenir fou… Et là… ben… on perd aussi.

Interaction ?

Sur l’IGUS, l’échelle de mesure de l’interaction dans les jeux, Horreur à Arkham atteint un 3/5.

Pourquoi 3/5 ? C’est étonnant, non?

Parce que c’est un jeu collaboratif, donc on doit causer pour gagner ? Ouuuuuuuui. Donc une interaction forte?

Oui mais non

En réalité, on parle beaucoup pour ne rien dire.

On a parfois l’impression de devoir être hyper raccord pour gagner, alors qu’au fond, ça ne sert pas à grand-chose, on pourrait jouer sans ne rien dire que je n’aurais pas l’impression que le jeu en serait plus dur.

Au final, on ne négocie pas grand-chose car les cheminements semblent évidents. Pendant la partie, les phases et les phrases commencent souvent par: « On fait ça. Tout le monde est d’accord ? » Et tout le monde est d’accord.

A combien y jouer ?

On peut y jouer en solo. Mais bon, quel intérêt ?

A 2-3, c’est déjà trop simple alors à plus, c’est la balade dominicale avec mamie et son déambulateur

Alors, Horreur à Arkham V3, c’est bien ?

Pas tellement

Alors oui, le jeu est sympa pour des newbies du monde de Lovecraft, pour faire découvrir l’univers, pour initier au tango des tentacules

Mais pour des joueurs et joueuses habituées, le jeu est simple, trop simple.

Le premier scénario a été terminé sans AUCUN souci, on s’ennuyait presque et à chaque tour je priais Nodens de nous envoyer des monstres pour ramener un peu de fun à la table.

Le deuxième scénario nous a proposé un tout petit peu de challenge, mais à peine… Le troisième n’en a pas amené beaucoup plus.

Et comment il n’y a que quatre scénars dans la boîte…

Le jeu demande un tel temps de préparation et un certain manque de fluidité dans le développement des phases, souvent dans la relecture des règles pour être sur des effets, que ça en devient laborieux et pénible.

La V2 était déjà laborieuse, certes, mais on crachait du sang, à courir de quartier en quartier pour fermer les portails, tuer les monstres etc. Il y avait du challenge, du vrai, de la baston. La V3 est une vraie ballade de santé à côté.

Alors je suis peut-être un peu dur, le jeu a peut-être été simplifié pour être plus accessible… mais pour ça, il y avait déjà les Contrées de l’Horreur, un jeu beaucoup plus intéressant.

Bref, une petite déception pour cette V3 d’Horreur à Arkham, surtout pour la licence. Dans le fond, ils auraient fait le même jeu, mais avec un autre nom, j’aurais peut-être plus apprécié.

Vivement la V4…

Score :

Anticipation : 5/5

Ben ouais, je l’ai attendu comme le Messie (mais sans tentacules)

Pendant la partie : 3/5

Il y a de la tension, mais surtout dans l’attente qu’il se passe un truc.

Les phases de rencontres constituent les parties fun du jeu. Si c’est quelqu’un d’autre qui les lit pour vous, s’il y met de la théâtralité et avec une petite musique d’ambiance derrière, on s’y croirait presque. Presque.

Après la partie : 2/5

On rejoue ? Ouais. Pour voir ce que le scénario suivant a dans le ventre… En espérant ne pas être déçu.e.

Score final : 3/5

Ben finalement si, on est déçu, surtout si on aime la licence. Parce qu’on a tiré juste une balle, et ce monstre est mort… juste une balle, et même pas en argent!

Ce qui nous a plu 👍

✅Le jeu est beau, toujours de magnifiques illustrations, souvent les mêmes que dans les autres jeux de la licence. Ça plaît ou pas. On y retrouve d’ailleurs les mêmes mécanismes ce qui peut faciliter les règles aux joueurs et joueuse habituées.

✅La mécanique de jeu du Codex version Unlock ! et des rencontres qui amènent une narrativité très sympa pour un simple jeu de société. Ce qui me semble être une dynamique extrêmement intéressante pour les extensions à venir, pour peu qu’ils complexifient le jeu.

Ce qui nous a moins plu 👎

❌La difficulté. Le jeu s’avère trop simple !!

❌Des traductions parfois imprécises, beaucoup de coquilles.

❌Règles peu claires, brouillonnes. Non, écrire de bonnes règles de jeu n’est pas si simple. Au vu du prix du jeu, on est en droit d’attendre mieux.

❌Certains cartes « métiers » dans les objets uniques. En fouillant dans la bibliothèque de la société des historiens vous obtenez : … Fossoyeur ? Un poste de fossoyeur au cimetière du coin. Heu, okay, ben c’est sympa de cacher des contrats de travail dans le tome II de « Traditions occultes d’Innsmouth ».

Et encore une chose

Si craignez d’être déçu.e par cette 3e mouture, peu nécessaire, et que vous cherchez quand même un autre jeu coop dans l’univers de HP, nous pouvons vous conseiller Horreur à Arkham le jeu de cartes.

Un excellent jeu coop et narratif à deux ou en solo, avec déjà 200’000 scénarios et extensions sorties. Intense

>>> Un autre article de JulienF qui pourrait vous intéresser: dis-moi avec quelle couleur de pion tu joues et je te dirai qui tu es

Vous pouvez trouver Horreur à Arkham V3 chez Philibert ici

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  • Date de sortie : 2018
  • Langue : Française
  • Produit en : Chine
  • Auteurs : Kevin Wilson, Richard Launius, Nikki Valens (auteure)
  • Illustrateur couverture : Anders Finer
  • Éditeur : Fantasy Flight Games
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1-6
  • Age conseillé : Dès 10 ans (pas moins)
  • Durée : 180′ par scénario, environ
  • Thème : HP Lovecraft. Mystère, horreur
  • Mécaniques principales : Coopératif, narratif, roleplay

9 Comments

  1. Bonjour,
    Premier commentaire, pour ma part, sur cet excellent site.
    Je n’ai pas trouvé cet Horreur à Arkham aussi facile que ça… 5 parties à mon actif, sur le premier scénario, 4 en solo avec deux puis trois investigateurs, 1 partie à deux joueurs ( avec de vrais échanges sur les priorités, les objectifs, le cumul de nos forces…).
    La seule fois où j’ai gagné, la première partie ! ( je me suis là aussi dit que ça me semblait bien facile ), j’avais fait une ou deux grosses erreurs de règles : en effet, dès que j’obtenais un indice dans un lieu, je le mettais aussi sec sur la carte scénario, sans passer par l’action  » enquêter « . J’avais oublié également, une ou deux fois, le fait que lorsque l’on est engagé avec un monstre, il ne pouvait pas y avoir de rencontre…or, ces rencontres sont la seule manière de récolter ces fichus indices, pour peu également que l’on tombe sur la bonne carte ( 1 sur 3, dans le paquet rencontre, et que l’on puisse obtenir l’indice, il m’est arrivé de ne pas pouvoir le payer ), qu’une anomalie ne soit pas apparue dans le quartier et que l’on obtienne les succès attendus ( sachant que l’on ne peut pas faire deux fois la même action…).
    Pendant ce temps, le fléau s’étend, les monstres se multiplient ( se débarrasser des Chiens est une vraie plaie ), les évènements néfastes se multiplient ( sacrée Gazette, quand même ! ), bref la sensation d’être complètement dépassé est bien là et on tente de faire face tant bien que mal…
    Très peu d’action ( qu’il faut chercher à optimiser à chaque tour ), la vitesse à laquelle se répand le fléau, les Cultistes et les monstres qui apparaissent à chaque coin de rue…je n’ai pas trouvé ce jeu aussi facile.
    Les sensations, à mon sens, entre Le signe des Anciens, le JCE et celui là, sont bien différentes et je prends un plaisir immense avec chacun d’entre eux à me sentir submergé par ces Indicibles Horreurs.

    En tout cas, bonne continuation à vous 😉
    Olivier

  2. Difficulté trop simple ? Va faire le dernier scénario avec Cthulhu qui se réveille ! Après pas d’accord les règles sont assez bien compréhensibles… Après pardon mais si vous préféré horreur à arkham avec ses extensions toujours en rupture de stock (l’héritage de Dunwich) et bien tant mieux.

  3. Bonjour ! Je suis assez surpris par cet article car je n’ai pas du tout eu les mêmes sentiments… Très assez habitué à toute la franchise Arkham (v2, Contrées…) je n’ai pas, mais alors pas du tout trouvé le premier scénario simple. Ni le 4e. Nous avons du nous y reprendre à plusieurs fois pour y arriver. Les règles me paraissent aussi très claires, et le guide de référence vraiment excellent, bien plus que celui du dernier Seigneur des Anneaux. Je ne l’ai jamais mis en défaut et toutes nos questions y trouvent réponses. Par contre, oui, la v2 est et reste aussi d’une difficulté furieuse (mais que dire de ses règles à celle-ci !!). Je trouve cet opus plus accessible, un peu plus facile mais pas trop facile. Mais surtout plus rapide à jouer. Bonne continuation 🙂

  4. Très surpris également par cet article car je trouve que le jeu est dur. Je n’ai gagné le 1er scénario qu’après plusieurs parties. Les fléaux et les monstres apparaissent très rapidement et prennent beaucoup d’actions pour s’en défaire alors qu’on préférerait faire progresser le scénario…

    1. Coucou revoilou si evreux m’était joué l’association ludique normande.
      Nous avons justement fait une partie la veille de ta précieuse critique. Je suis très fan de la nouvelle édition des demeures de l’épouvante de Nikki Valens et donc j’avais un a priori favorable sur cette V3. Conclusion, je me suis beaucoup ennuyé et j’ai trouvé le système très répétitif et scénaristiquement un peu faiblard. Sur le même thème, les contrées de l’horreur restent plus abouties. Quant au JCE, je n’en entends que du bien mais personne à l’asso n’a osé investir dans une énième version JCE d’ADC, puisqu’ils s’étaient déja ruinés dans les versions précédentes. A bientôt

  5. Bonjour, et à mon tour très surpris de cet article, surtout quand je lis l’article sur le seigneur des anneaux voyage en terre du milieu qui récolte un pouce d’or.
    Quand je vois la coquille vide qu’est le seigneur des anneaux et que je le compare avec horreur à arkam il n’ y a pas photo.
    Premier point jeu trop facile lol soit tu as eu une chance phénoménal soit petit soucis de règle.
    Deuxième point les scénarios, je suis désolé mais si on compare les scénarios de horreur à arkham et voyage en terre du milieu, comment dire, je cherche repère brigant je trouve repère brigant scénario fini lol.
    Bréf soyons sérieux, le jeu n’est pas sans reproche, durée de jeu, pas de fig, plateau de jeu modulaire pour certains, part de hasard trop importante pour d’autres.
    Mais sinon difficulté ok
    Rebondissement et scénario ok
    Rejouabilité ok car plusieurs embranchements pour le même scénario
    Les illustrations ok
    L’ambiance ok
    Lovecraft ok
    Bref on peut lui reprocher beaucoup de choses, moi par exemple je préfère la v2 mais on ne peut pas dire que le jeu est trop simple, que les règles soient compliqués ou qu’il ne se passe rien dans le jeu.
    Et pour le seigneur des anneaux voyage en terre du milieu pour l’avoir eu et revendu je n’ai qu’une chose à dire « Fuyez pauvre fou »

    1. Merci Stéphane pour votre retour

      Si je ne devais garder qu’une seule et unique et belle chose de notre hobby à toutes et tous, le jeu de société, ça serait ça. Votre commentaire. Ou plutôt, sa richesse. Et toute la richesse des avis, appréciations, passions, retours, commentaires, opinions. Il y a autant d’avis qu’il y a de jeux. Loin de nous la prétention de prôner une doxa

      Notre petit blog ordinaire n’est rien d’autre que la vitrine de nos coups de cœur et coups de griffe

      Votre commentaire, engagé et salutaire, nous prouve à quel point il est revigorant de constater, et apprécier, les différences (et non divergences) d’expériences et ressentis autour d’un jeu

      Stéphane, je vous mets au défi de consulter la liste de nos coups de cœur de 2018, et d’être à 100% d’accord avec nous (en en secret, je serai honnête avec vous, j’espère que la réponse est: NON)

      Merci pour votre retour, fort apprécié

      À très vite sur Gus&Co Stéphane

      1. Je te rejoins totalement, et ta réponse est tout autant apprécié que mon post ;).
        Plus sérieusement, sur le fond je suis d’accord avec toi.
        Effectivement personne ne pourra jamais avoir le même ressenti sur un jeu.
        Certains adoreront, d’autres détesteront. Preuve en est sur le seigneur des anneaux. C’est ce qui fait effectivement le charme de notre hobbit 😉
        J’ai juste été très étonné du retour sur horreur à arkham que tu as fait.
        Après tout est question de ressenti sur l’univers proposé, c’est sur si à la base lovecraft ne t’attire pas plus que ça, tu ne verra que la mécanique du jeu et tu ne fera pas marche ton imagination pour te raconter une histoire.
        C’est ce qui m’est arrivé avec le seigneur des anneaux, le nez dans la tablette je n’ai vu que la mécanique et je ne suis jamais rentré dedans.
        Alors que pour les demeures de l’épouvante qui reprend le système avec tablette je suis rentré dedans immédiatement.
        L’immersion est pour moi mieux retranscrite et de manière générale sans regarder l’univers le jeu est mieux.
        On en revient au ressenti de l’univers proposé.
        Enfin de manière générale toute critique est constructive et apporte des choses bénéfiques pour les joueurs.
        Je pense que ffg a très bien compris ou le bas blesse pour le seigneur des anneaux et saura relever le niveau avec les extensions comme il a pu le faire pour les demeures de l’épouvante en son temps.
        En tout cas merci de ta réponse et continu tes critiques qui sont souvent très pertinentes et parfois amusantes
        (le seigneurs des anneaux 😉)
        A l’occasion refais une partie en solo de horreur à arkam et tu me diras si tu as toujours le même ressenti.
        Et comme je dis à chaque nouveau joueur c’est en jouant que l’on garde son âme d’enfant.
        Ludiquement votre.

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