Tous ces soft-skills que les jeux développent

Le CV, c’est tellement 2012. C’est tellement kitsch.

Ce que les entreprises recherchent aujourd’hui, plus que des candidats ou des employés bardés de diplômes ou d’expérience, ce sont des individus capables de collaborer, de gérer, d’organiser. De posséder des soft-skills, des compétences humaines.

Les jeux (de société, de rôle) permettent justement d’en acquérir, de les développer.

Mais de quels soft-skills parle-t-on exactement?

Collaboration

La collaboration, c’est être capable de travailler en équipe. De mener un projet à bien en mettant les compétences propres à tous à contribution. C’est aussi la capacité d’écoute, d’échange.

Ce n’est pas pour rien que l’on a mis ce soft-skill en tout premier, c’est certainement le plus crucial aujourd’hui.

Les jeux coopératifs ou par équipes sont évidemment la panacée. Tels que:

Pandémie. Time Stories. L’Ile Interdite. SOL. Donjons et Dragons. La liste est longue. Tous ces jeux mettent des joueurs devant des situations, des difficultés qu’il faudra surmonter. Ensemble.

Communication

La communication est vitale. Dans le monde professionnel mais aussi dans le monde privé. Bien savoir communiquer, c’est bien savoir se faire comprendre et comprendre les autres..

La plupart des jeux coopératifs ou par équipes précédemment cités, mais également la plupart des jeux d’ambiance, les party-games, permettent de développer ses compétences en communication. Etre capable de prendre la parole en public, se faire entendre, se faire comprendre, mais savoir écouter, aussi. Une bonne communication, en jeu ou ailleurs, est souvent l’une des clés de la réussite.

Flexibilité

La flexibilité c’est le fait d’être capable de changer d’avis, de ne pas rester campé sur ses positions. Il n’y a que les imbéciles qui ne.

Pourquoi est-ce aujourd’hui un soft-skill nécessaire? Parce que les technologies vont vite, très vite. Parce qu’il faut s’adapter, sans cesse. Une entreprise, une profession qui ne s’adapterait pas à ce monde qui bouge tellement vite prend le risque de se trouver désuète. Dépassée.

Quand on joue à un jeu il est vital de constamment adapter sa stratégie. Si l’on part avec une stratégie en tête et qu’on s’obstine jusqu’à la fin de la partie on risque de rater des opportunités. Adapter sa stratégie, c’est s’adapter au jeu, mais aussi et surtout s’adapter aux autres.

Faire preuve de flexibilité. Un soft-skill également nécessaire dans les jeux par équipes.

Leadership

Dans un jeu, de rôle, de société, coopératif ou autre, il faudra parfois devenir le chef. Pour prendre des décisions. Déléguer. Réunir. Et écouter. Un bon chef, une bonne autorité est celle qui est tournée vers l’autre et non vers soi-même. Ou alors on est un petit chef, un… mauvais chef.

En partie, comme ailleurs d’ailleurs, une équipe qui gagne est souvent le résultat d’un bon leadership.

Responsabilité

La responsabilité. Assumer ses erreurs. Pour en être mieux pardonné. Pour s’améliorer (cf la résilience). Les jeux ne pardonnent pas. Jouer oblige à prendre des décisions, à faire face à ses responsabilités. Si on refuse d’admettre ses erreurs stratégiques, si on rejette toujours la faute sur les autres, sur la chance (très très très souvent le cas), parce que c’est plus facile, la poutre, la paille, tout ça, on ne grandit pas, on ne s’améliore pas.

Analyse

Impossible de jouer sans observer le jeu des autres pour adapter sa stratégie. Etre capable d’analyser, c’est savoir repérer les forces et les faiblesses pour en tirer parti et, le cas échéant, y remédier. L’analyse pousse également à l’anticipation.

Négociation

Beaucoup de jeux de société demandent aux joueurs de négocier, d’échanger, de discuter. Une compétence extrêmement importante dans le monde professionnel, puisqu’il faut souvent négocier avec ses fournisseurs, ses partenaires, ses employés, ses collègues, et son employeur pour négocier une… augmentation.

Le jeu devient alors une bonne simulation, un bon exercice pour voir ce qui fonctionne, et comment.

Confiance

Ne pas avoir peur de prendre des risques, avoir suffisamment confiance en soi pour essayer différentes stratégies. Quand on joue, on est obligé d’essayer. Un soft-skill crucial dans le monde professionnel!

Créativité

La créativité, ce n’est pas seulement être capable de dessiner un arbre, ou de prendre une photo avec des filtres chatoyants sur Instagram. C’est également la capacité à trouver une solution à un problème. Toute situation rencontrée dans un jeu, de rôle notamment, demande de trouver des moyens pour la surmonter.

Pareil dans le monde de l’entreprise. Un problème fait irruption? Quelles solutions trouver pour y remédier?

Écoute

Surtout rencontrée dans les jeux coopératifs et les jeux de rôle, l’écoute est une compétence nécessaire dans tout travail d’équipe. Une équipe qui ne s’écoute pas, c’est une équipe qui ne travaille pas. Essayez de jouer sans écouter les autres et vous serez rapidement mis à l’écart. Pareil dans le monde professionnel.

Ecouter, ça veut dire accepter les idées des autres, en discuter, pour construire une solution ensemble.

Patience

Les jeux, de rôle, de société, se jouent à plusieurs. Il faut donc savoir faire preuve de patience pour attendre que les autres ait joué leur tour.

La patience est un soft-skill aussi vital dans les jeux que dans le sport et le monde professionnel. Respecter le rythme de tout un chacun est signe de fair-play.

Gestion du Temps

Dans le monde du travail, lorsqu’on gère un projet, on a forcément des délais à respecter. De finition, de paiement, de communication. Dans les jeux, la gestion du temps est très souvent mise à contribution puisqu’il faut pouvoir l’intégrer à sa stratégie. Quoi faire, et quand.

Persévérance

La persévérance, sans doute le soft-skill le plus crucial (bon en même temps, les autres le sont aussi…), souvent gage de succès, puisqu’il demande à l’individu de se dépasser, de maintenir ses efforts, et ceci malgré les difficultés. C’est souvent le cas dans les jeux, dans lesquels on doit faire face à sa propre fatigue, à son énervement, à son manque de patience, au stress, aux relations difficiles. Persévérer, c’est trouver l’énergie pour continuer la tâche en cours.

Il faut toutefois relever que la persévérance peut s’avérer dangereuse quand elle se transforme en obstination, pas une compétence personnelle constructive.  Il faut savoir maintenir ses efforts, mais également savoir quand s’arrêter. Savoir reconnaître un échec, c’est aussi une compétence. Qui mène à la

Résilience

J’ai perdu. Mais je vais rejouer. Je vais ressayer. Je vais m’améliorer.

La résilience, c’est cette capacité à faire face aux échecs et à ne pas se laisser démonter. En jeu, et en affaires.

Attitude positive

Jouer, c’est s’amuser. Parfois on gagne, parfois on perd (enfin, en ce qui me concerne, c’est plus souvent le deuxième). Mais on s’amuse. On passe du bon temps avec des gens.

Au travail, ça devrait être pareil. Trouver du plaisir dans ce que l’on fait, 8h par jour, 5 jours par semaine, 47-48 semaines par année, 30-35 ans de sa vie.

Alors, bientôt des cours de jeux de société pour augmenter ses chances de trouver un taf…

Et pour vous, en quoi est-ce que les jeux vous aident dans votre travail?

3 réflexions au sujet de « Tous ces soft-skills que les jeux développent »

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