Les 10 pires excuses des gens qui ne veulent pas jouer

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i get sad when i’m alone, Flickr, by Adam Foster

Vous est-il déjà arrivé de proposer un jeu à un ami et qu’il, ou elle, vous envoie balader? Cela m’arrive très souvent quand je propose une partie à mes collègues professeurs à la pause de midi.

Voici les 10 pires excuses qu’on peut vous donner. Et les moyens d’y répondre.

tempsMais comment ça pas le temps? Si certains jeux peuvent durer plusieurs heures, d’autres peuvent au contraire être très rapides et ne durer que 10-25′.

Et la vie est courte, très courte. Quels seront les moments auxquels vous vous souviendrez sur votre lit de mort? Ceux passés seul dans votre coin ou ceux passés à s’amuser, à avoir du plaisir entre amis?

jouerAlors ça je n’y crois pas un seul instant. Comment peut-on ne PAS aimer jouer quand le jeu est le propre de l’homme, et de l’animal aussi d’ailleurs? Jouer détend, fait rire, fait rentrer en contact des autres. Et pour certains, remplir sa déclaration d’impôts devient même un jeu en soi.

Ce n’est pas que certaines personnes n’aiment pas jouer c’est qu’ils n’ont pas encore trouvé « chaussures à leurs pieds »: jeux de gestion, party games, jeux de communication, jeux de dés, de cartes, la liste est longue.

gaminMais quoi???? On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit, on vieillit parce qu’on ne joue plus. Le jeu est bien trop souvent considéré comme une activité puérile, peu sérieuse, alors qu’il n’en est rien, beaucoup de jeux demandent des efforts intellectuels importants, stratégies, tactiques, réservés aux adultes. Nombreux jeux de société actuels sont d’ailleurs réservés aux adultes puisqu’ils annoncent des âges dès 12 ou 14 ans.

comprendsOui bon d’accord, certains jeux de société peuvent être trèèèès complexes. Mais ce qui définit les jeux de société modernes d’aujourd’hui ce sont des règles courtes pour des parties riches et variées. Les éditeurs ont bien compris qu’il fallait éviter d’effrayer les joueurs avec des règles longues et complexes, ils font des efforts pour les rendre aussi claires et brèves que possible. Le mieux est encore d’essayer un, deux, trois tours de jeu, juste pour voir.

dégoutéPeut-être dégouté des jeux de société traditionnels, comme le Monopoly (boring), le Pictionnary ou le Trivial Pursuit, mais les jeux de société modernes proposent des expériences, des sensations différentes, le plus souvent concentrées et intenses.

Et dire qu’on peut être dégouté de jouer c’est comme dire qu’on peut être dégouté du cinéma à la suite d’un film médiocre qu’on aurait vu alors qu’il y a tant de films qui sortent chaque année. Pareil pour les jeux, il y a plus de 1’000 nouveautés par année!

perdantAlors ça c’est autant une bonne excuse qu’une excuse bidon. Bonne excuse parce qu’il n’y a rien de pire qu’un mauvais perdant à une table, mieux vaut ne pas jouer pour éviter de pourrir la partie à tout le monde. Si jamais voici notre liste de 6 jeux à éviter avec un mauvais perdant.

Excuse bidon parce que 1. il suffit de ne pas perdre 2. plus on joue plus on se soigne. On apprendra peu à peu à perdre, voire même à jouer sans vouloir impérativement gagner.

aimePourquoi donc? Une mauvaise expérience avec ce type de jeu? Alors pourquoi ne pas essayer le même type mais avec un autre jeu, histoire de confirmer / infirmer son aversion? Ou alors tout simplement se laisser tenter par un autre genre de jeu?

concentrerOui bon soit, mais jouer réveille, car jouer c’est s’amuser. Peut-on s’endormir en riant et en passant un bon moment?

perdsCette excuse rejoindrait presque l’excuse du mauvais perdant. Presque. Car après tout, on joue pour s’amuser, et dans nos sociétés hyper-productivistes il est bon parfois de « lâcher prise » et de ne pas forcément viser la victoire. Juste passer un bon moment entre amis.

mangueAlors là, rien à dire. Au moins les choses sont claires.

Et vous? Avez-vous entendu d’autres excuses bidons pour ne pas jouer? Verriez-vous d’autres réactions possibles?

15 réflexions au sujet de « Les 10 pires excuses des gens qui ne veulent pas jouer »

    1. Alors là, la réponse ultime. Un boom boom ballon … En plus, ça flotte … Bref, excuse inacceptable. D’ailleurs, en cette période de vacances, un petit article sur les jeux de société jouable à la piscine ?
      Bon, en même temps, à part Boom Boom Ballon, je vois pas … Give me five avec des cartes plastifiées ?

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  1. « Je suis trop mauvais perdant »
    Je suis surpris de ne pas trouver dans l’argumentaire le rappel de l’existence de jeux coopératifs, qui peuvent souvent constituer une bonne manière de renouer avec avec le jeu de société.

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    1. Sauf que dans les jeux coopératifs, c’est bien souvent le « joueur dominant » qui prend les décisions ou les oriente. Imaginez un instant qu’il soit en plus mauvais perdant. L’horreur.

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      1. Si on prend l’exemple d’Hanabi qui est un jeu coopératif mais où personne ne connait ses cartes, il ne peut pas y avoir de leader (joueur dominant) 😉

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  2. Outre le traitement humoristique du sujet, je pense qu’il y a une vraie question de fond : comment parvenir à modifier (voire inverser) l’approche que peuvent avoir les gens (amis, collègues, famille..) lors d’une proposition d’une partie de jds.
    J’observe très souvent une vraie résistance au moment de lancer une partie, comme si j’ennuyais les personnes en question.
    Ce qui n’est pas neutre dans ma propre approche du jeu : j’en viens à passer la soiree à me demander quel est le moment opportun, celui ou les personnes en presence seraient le mieux disposees..de peur de provoquer ces réactions, d’agacer, d’ennuyer, d’avoir le sentiment d’être l’empêcheur de tourner en rond.
    Pour moi une partie de JDS est incomparable quand elle a démarré avec des partenaires volontaires et intéressés.
    Cela ne veut pas dire que les personnes initialement réfractaires n’en viennent pas à être ‘prisent au jeu’ mais qu’il m’apparaît personnellement difficile – voire désagréable – de les convaincre..

    Et vous ? Rencontrez-vous ce type de ‘joueurs’ ? Comment les gérez vous ?
    Gus, proposes-tu inlassablement des parties à midi à tes collègues, au risque de les lasser de tant d’insistance ?

    Je termine avec un argumentaire que je répète : « Ne joue pas pour me faire plaisir, joue pour te faire plaisir… c’est en te faisant plaisir que tu me fais plaisir .. »

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  3. C’est vrai que j’ai entendu bon nombre de ces remarques (sauf la dernière !). Majoritairement les refus s’expliquent par la méconnaissance des jeux de société modernes, mais aussi par la reproduction des clichés qui assimilent le jeu à une activité infantilisante et donc hautement dispensable, et surtout par la difficulté des gens à se ménager un pause dans une vie quotidienne stressante…

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  4. Et pourtant le Poker se refait une incroyable santé depuis 10 ans, tout public confondu (perso, je ne suis pas adepte). Et regardons tous ces geeks de tout âge jouer devant un petit écran avec des avatars du monde entier pendant des heures et des heures voir des jours et des jours… A en faire pâlir les gros gros joueurs comme moi.

    Je pense, en fin de compte, que le fond de cet article sur le JdS est sujet au trop fameux mécanisme du « ce que je ne connais pas me fait peur, ce qui me fait peur est mauvais, ce qui est mauvais engendre la haine, la haine mène à la colère, la colère te conduira au côté obscur de la force (racisme, intégrisme…!!!) »
    Bon, je m’égare, certes, mais je crois tout de même que nous sommes dans une société qui place la curiosité comme un atout extra-terrestre. Trop de gens autour de moi hallucine sur la taille de ma ludothèque au point, par ignorance, de me dire « Wouaw, je savais pas qu’il y avait tant de version du monopoly (sic!?!) ». Aux éveillés de répandre la bonne nouvelle, euh, non, de répandre la diversité aux non initiés!
    Ceci étant dit, le JdS dit moderne se démocratise de plus en plus avec l’aide de « produits » d’appel, mais c’est un début. Il en est de même sur l’accessibilité des mécaniques proposées, des univers (plus ou moins plaqués, certes), du temps nécessaire…

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    1. « Où trouver le temps de lire?

      Grave problème.

      Qui n’en est pas un.

      Dès que se pose la question du temps de lire, c’est que l’envie n’y est pas. Car, à y regarder de près, personne n’a jamais le temps de lire. Ni les petits, ni les ados, ni les grands. La vie est une entrave perpétuelle à la lecture.

      – Lire? Je voudrais bien, mais le boulot, les enfants, la maison, je n’ai plus le temps…

      – Comme je vous envie d’avoir le temps de lire!

      Et pourquoi celle-ci, qui travaille, fait des courses, élève des enfants, conduit sa voiture, aime trois hommes, fréquente le dentiste, déménage la semaine prochaine, trouve-t-elle le temps de lire, et ce chaste rentier célibataire non?

      Le temps de lire est toujours du temps volé. (Tout comme le temps d’écrire, d’ailleurs, ou le temps d’aimer.)

      Volé à quoi?

      Disons, au devoir de vivre.

      C’est sans doute la raison pour laquelle le métro – symbole rassis dudit devoir – se trouve être la plus grande bibliothèque du inonde.

      Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilate le temps de vivre.

      Si on devait envisager l’amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s’y risquerait? Qui a le temps d’être amoureux? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux ne pas prendre le temps d’aimer?

      Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n’a pu m’empêcher de finir un roman que j’aimais.

      La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est, comme l’amour, une manière d’être.

      La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera), mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur. »

      Comme un Roman. Daniel Pennac. 1992

      Tu peux remplacer « lire » par « jouer », ça fonctionne aussi

      Aimé par 1 personne

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