Sur Gus&Co nous papotons jeux, mais nous savons également nous montrer extrêmement critiques face à cette activité hautement subversive. La plupart des sites / podcasts ludiques en font constamment l’apologie, mais il faut que cela cesse une fois pour toutes car oui, le jeu de société peut avoir des effets indésirables!
Voici donc les 10 effets indésirables du jeu de société
1. Le jeu oblige à passer du temps avec d’autres être humains
Qui dit jeux de société dit forcément société. Et donc autres personnes. Donc odeurs corporelles, humour potache et discussions stériles. On est tellement mieux tout seul devant sa télé / ordinateur / tablette / portable / roman littéraire qui a remporté le prix Goncourt en 1864.
2. Le jeu pousse à réfléchir
Un jeu fait logiquement intervenir une (petite) part de réflexion : il faut se montrer stratégique, opérer des choix, des décisions, des calculs. Et réfléchir FATIGUE !!! Rien que le fait de devoir comprendre 2 règles et demies demande une certaine concentration et la vie est tellement plus agréable sans devoir constamment se concentrer sur tout.
3. Le jeu fait découvrir de nouveaux univers
La grand majorité des jeux, à part les jeux abstraits, proposent un thème particulier, un contexte plus ou moins bien intégré et exploité. Et non, on n’en a rien à faire de rêver et d’imaginer d’autres univers et de se sentir ainsi transporté, c’est une pure perte de temps. Mais également une fuite dangereuse de la réalité.
4. Le jeu fait rire
Beaucoup de jeux font rire, soit parce qu’il s’agit d’un jeu d’ambiance / party game, soit parce que les joueurs à la table se lancent des vannes. Et rire est extrêmement nocif pour la santé comme tout le monde le sait. Vous a-t-on déjà chatouillé alors que vous aviez une grosse diarrhée?
5. Le jeu est extrêmement mauvais pour l’économie
En ces périodes de crises économiques européennes profondes, jouer est une très mauvaise idée pour relancer l’économie. En effet, un jeu de plateau ne connaît pas d’obsolescence programmée, et on n’est pas obligé d’en acheter beaucoup ni d’avoir le tout dernier portable jeu à la mode. D’autant que pour 30-40 euros on peut acheter un jeu neuf, y jouer souvent et en faire profiter 2, 3 ou 4 autres personnes. Il faut que cela cesse.
6. Le jeu développe la créativité
Beaucoup de joueurs, après avoir découvert les jeux, se mettent à avoir des idées saugrenues et vouloir développer leurs propres jeux. Ils se mettent donc à réfléchir à des mécaniques, même à couper papier et carton pour construire leurs prototypes. Bille en tête, ils harcèlent leur entourage pour faire d’innombrables parties tests et en parlent ensuite sans arrêt sur les réseaux sociaux.
Mais également, comme au point 2, en jouant il faut souvent se montrer créatif pour parvenir à remplir les objectifs du jeu. Et comme tout le monde le sait, la créativité est extrêmement dangereuse et subversive, les gouvernements préfèrent des citoyens calmes, moroses et conformistes.
7. Le jeu développe la curiosité
Pour peu que l’on commence à apprécier la chose, les joueurs vont peu à peu vouloir élargir leur curiosité et aller lire des articles, des critiques (comme sur Ludigaume par exemple, ce repaire belge de sacripants), voire même écouter des podcasts ludiques (comme Proxijeux, avec Olivier et Jérémie, deux félons lyonnais) ou bien encore regarder des vidéos de présentations de règles (comme sur JedisJeux, sans nudité aucune à part les mains). Oui, la curiosité est un vilain défaut comme nos grand-mères le répétaient souvent.
8. Le jeu divertit
Comme disait Pascal, le divertissement nuit à l’ennui. Jouer, c’est se distraire, s’amuser, passer du bon temps. Mais qui fait la vaisselle pendant ce temps? Change les couches de bébé? Remplit la déclaration d’impôts? Finit la 17e saison de How I Met your Mother? Trouve un remède contre le cancer des cheveux?
9. Le jeu affine son sens critique
Quand on découvre un jeu on finira forcément par lui chercher atouts et défauts. Et qui dit sens critique dit critique. Donc danger. Pour le bien de la société il est nécessaire d’avoir des citoyens dociles, consommateurs.
10. Le jeu développe des compétences
Quand on joue on réfléchit, malheureusement, mais on s’exprime aussi, ce qui développe certaines compétences langagières. Pour peu qu’un enseignant séditieux ait l’idée crétine d’utiliser les jeux en cours de langue et là c’est foutu, la jeunesse d’aujourd’hui tombera dans le vice ludique et la déchéance totale au lieu de remplir des exercices à trous.
Pire encore, les étudiants pourraient ainsi améliorer leur maîtrise d’une langue sans l’intervention directe de l’enseignant, ce qui nuirait ainsi fortement aux besoins narcissiques et fondamentalement naturels de cette profession.
Vous verriez d’autres effets indésirables du jeu?
Maintenant que nous vous avons prévenu, vous devriez aussi lire
pourquoi il ne faut pas jouer aux jeux de société en couple
ou
les jeux à éviter cet été (2012, la liste 2013 est prévue pour bientôt)



















































































